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Lee Tamahori revient sur Meurs un autre jour pour les 20 ans du film

Pour les vingt bougies de Meurs un autre jour, son réalisateur Lee Tamahori revient sur le film pour Yahoo. Ci-joint une traduction française de l’article :

La seule chose que je ferais différemment serait la séquence de kitesurf.

« Je ne sais pas comment vous feriez les choses différemment. Il était pratiquement impossible de le faire pour de vrai comme une véritable cascade : tomber du bord d’un glacier, concocter à la hâte un équipement de kitesurf, et se sortir du danger avec. Si vous essayez de le faire pour de vrai… vous ne pourriez tout simplement pas le faire. Les VFX et CGI [effets spéciaux numériques] étaient le seul moyen de s’en sortir ».

Ce moment, avec l’Aston Martin invisible du film, est devenu le paratonnerre de la critique de la 20e entrée de la longue saga d’espionnage qui, pour beaucoup à ce moment-là, semblait s’être perdu dans le too much. Ce qui n’empêche pas le film (qui avait cartonné au box-office) d’avoir (tout comme chaque film de Bond) son contingent de fans prêts à défendre ses charmes.

« De nombreux fans de Bond sont venus me voir et m’ont dit l’avoir adoré. Je ne sais jamais vraiment s’ils disent ça juste pour me faire plaisir, mais ils semblent généralement très honnêtes et sincères dans ces moments-là. Je suis très heureux d’entendre cela de toute façon. Je pense qu’il résistera à l’épreuve du temps ».

« Ils cherchaient un réalisateur », explique Tamahori, « et la plupart des réalisateurs [de Bond] jusque-là étaient tous des réalisateurs britanniques ; ils n’avaient jamais embauché de réalisateurs américains. Ils avaient toutefois embauché un réalisateur néo-zélandais. Je suppose que faisant partie de l’une des colonies, celles-ci sont éligibles. Martin Campbell avait réalisé GoldenEye, et ils ont eu une bonne expérience avec lui. Mon agent m’a appelé un jour et m’a dit : Tu veux réaliser un film de James Bond ? et il m’a fallu environ deux secondes pour dire Oui. Je suis un grand fan ».

Malgré une certaine résistance du studio MGM, les producteurs Barbara Broccoli et Michael G Wilson ont plaidé pour Tamahori et l’ont finalement obtenu. Il y avait déjà un scénario en place des scénaristes de Le Monde Ne Suffit Pas Neal Purvis et Robert Wade, mais Tamahori a estimé qu’il avait besoin d’être retravaillé :

« Chaque fois que vous accepté un projet, vous devez adapter le scénario au film que vous voulez faire. Il est rare de tomber sur un scénario qui soit juste filmable. Ça ne m’est arrivé qu’une seule fois, c’était À couteaux tirés (The Edge). J’ai donc beaucoup changé le scénario. L’histoire originale avait le méchant, Gustav Graves, qui avait changé son visage de Coréen à Britannique, mais ce que j’y ai vu c’était l’opportunité de faire des choses vastes et différentes avec ».

« En gros, j’étais attiré par ça parce que je savais que ça allait être le dernier des films de Pierce Brosnan, et j’étais très partisan de l’ère James Bond quand il y avait des lasers dans l’espace détruisant la terre. Over the top, plus grand que nature, où tout est en danger à cause d’un laser spatial que Bond doit l’arrêter. Différent de la façon Jason Bourne que la saga a suivit avec Daniel Craig. J’adore les films de Daniel, mais ils sont parti dans une direction différente ».

Tamahori a certainement eu ce qu’il voulait : « Je suppose que j’ai fait le dernier des grands films de James Bond de type Moonraker ou Goldfinger. Je voulais faire des choses radicales, et elles ont été rejetées, mais la plupart de ce que j’ai suggéré a été accepté », déclare Tamahori.

Tamahori s’attribue les lauriers d’avoir jeté des références à Bond tout au long du film célébrant du 40e anniversaire de la saga : Bond filmé secrètement derrière un miroir, un laser qui menace Jinx et son émergence de l’eau à Cuba, étaient tous des références qu’il dit avoir semés pour les fans.

Le film était en pleine pré-production lorsque les événements du 11 septembre ont frappé. L’atrocité terroriste s’est déroulée aux infos sous les yeux du réalisateur et des scénaristes, qui ont retravaillé le scénario. Ainsi la cible de l’arme spatiale Icare fut déplacée d’une grande ville en Corée du Sud à la moins peuplée zone démilitarisée.

Une fois l’histoire en grande partie en place, la production a finalement pu commencer le 11 janvier 2002. Tournée principalement au Royaume-Uni et ses studios Pinewood, la production se rend également en Espagne et Hawaï, tandis que l’Islande accueille l’un des décors les plus époustouflants du film.

L’intérieur du palais de glace, conçu par Peter Lamont, a été construit à Pinewood et le projet Eden de Cornwall a doublée également certaines scènes du jardin botanique affilié.

« J’ai soudainement eu cette pensée : et si nous terminions la poursuite en voiture à l’intérieur du palais de glace ? Je ne suis pas allé chez les producteurs. Ils avaient déjà budgétisé. Le budget avait été approuvé, il dépassait 100 millions de dollars. Je suis allé voir le concepteur Peter Lamont […]. J’ai demandé Que faudrait-il pour que cette structure puisse accueillir une poursuite de voitures à l’intérieur du 007 Stage ? ».

« Il m’a juste regardé et a dit Eh bien… J’ai dit : Pouvez-vous me donner des chiffres d’ici demain matin, nous les transmettrons à Michael [G Wilson] et Barbara [Broccoli] et nous verrons ce qu’ils diront ? Lamont a calculé qu’il en coûterait un million de livres sterling pour rendre la structure suffisamment solide pour y conduire les voitures, et les producteurs l’ont signée sur-le-champ. Cela a fini par être l’un des moments les plus mémorables du film. C’est ce qui est génial de travailler sur quelque chose comme un film de James Bond. La franchise est si populaire qu’elle n’a jamais perdu d’argent sur aucun des films qui sont sortis ».

« La MGM n’a vu aucun problème à simplement modifier le budget et à avancer un million de livres supplémentaires parce que c’était une bonne idée. Ils pouvaient voir que ça allait être une bonne idée ».

« La voiture invisible était mon idée, j’en assume donc l’entière responsabilité. Michael G Wilson, qui est un passionné de science, ne laissera pas une idée entrer dans un film de James Bond qui n’a pas de base scientifique solide. Il connaissait le camouflage de plaque adaptatif. Ils voulaient que Aston Martin revienne. J’ai accepté de l’inclure et nous avons parlé de le rendre invisible ».

« Le public a dit que c’était ridicule, mais le camouflage adaptatif était [un concept] réel. La technologie militaire avait développé l’idée de surfaces réfléchissantes, de recouvrir des tanks avec. Bien sûr, je suis au courant de toute la polémique que cela a provoquée par la suite […] mais je maintiens toujours que c’était un super gag quand elle est introduite dans la station de métro désaffectée. Cela a semblait fonctionner pour moi ».

Bien qu’ils étaient à un stade avancé de la production de Meurs un autre jour, Tamahori admet qu’ils ont commencé le tournage sans avoir une idée claire de la fin du film. « Nous étions à mi-chemin du tournage alors que nous n’avions toujours pas trouvé la fin du film ; où la confrontation finale aurait lieu. Nous avions un repaire de méchant passe-partout de type bunker souterrain, et je sentais que nous avions déjà vu cela trop de fois dans les films de James Bond ».

Sa solution était de faire voler le repaire du méchant. « On savait ce qu’on faisait à Cuba, à Hong Kong, à Londres, on savait ce qu’on faisait tous les jours. […] Nous étions encore en pré-production lorsque nous avons apporté les modifications au palais de glace, mais nous étions en train de tourner lorsque nous avons décidé de faire l’acte final dans les airs ».

Concernant les effets spéciaux numériques : « Je savais que ce serait controversé. La franchise James Bond n’avait jamais utilisé CGI auparavant… ils en avaient peut-être un peu utilisé, mais ils se vantaient de faire des cascades réelles. Et quand nous avons fait la scène du kitesurf et de la vague, je savais que ce serait controversé et en effet ça l’a été. Le problème avec cette séquence était qu’en 2002, les effets de l’eau étaient loin d’être du niveau d’aujourd’hui. Vous pouvez acheter des logiciels prêts à l’emploi pour faire de l’eau CGI de nos jours, mais nous avons dépensé une fortune en R&D recherche et développement. C’était plusieurs centaines de milliers de livres en R&D pour créer l’eau, et cela n’a jamais vraiment été à la hauteur de ce que vous pouvez faire aujourd’hui ».

Ce n’est pas seulement les CGI qui ont causé des problèmes à Meurs un autre jour : l’arrivée d’un autre JB à Hollywood a également marqué la fin de cette ère spécifique de Bond :

« Michael et Barbara et moi sommes allés voir La Mémoire dans la peau pendant que nous étions en pré-production », se souvient Tamahori. « Et je me souviens avoir dit à Michael : Je pense que le genre film d’espionnage a changé pour toujours, et je ne suis pas sûr que nous puissions… cette époque est finie. Je ne sais pas s’ils étaient d’accord ou non ».

« J’étais très content de [Meurs un autre jour]. Je voulais faire ce genre de film : une grande, énorme aventure autour du monde. Je savais pourquoi il ne deviendrait pas super populaire auprès des fans, car il y a beaucoup de choses là-dedans que les gens considèrent comme plus grandes que nature, et peut-être un peu exagérées. Mais j’ai passé un si bon moment, et c’était une bonne chose à vivre ».

Source : Yahoo

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Clement Feutry

Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

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