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GoldenEye : script de mars 1994

Il y a quelques années, on vous résumait le script original de GoldenEye achevé par Michael France en janvier 1994 (du moins selon l’entête).

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Aujourd’hui nous allons parler d’une révision de ce script, datée du 11 mars 1994. Michael France en est toujours le seul auteur, le titre sur la page d’entête est étrangement passé de « GOLDENEYE » à « BOND 17 » et ce script pèse 124 pages. La possibilité que les dates données soit erronée est à prendre en compte (par certain aspect le script dont nous allons parler semble plus ancien que celui sur lequel il est simplement indiqué janvier 1994…). Le tout est très similaire à l’autre script, donc nous allons nous contenter de lister les différences :

On remarque d’emblée que la séquence de prégénérique n’est plus définie. Les scènes du train français ont été complètement retirées de ce script, seuls les mots « pre-title sequence » figurent sur la page, ne précisant pas en quoi celle-ci consiste.

Après le générique du début, direction Severnaya. Ce qu’il s’y passe est similaire au script de janvier sauf que maintenant le script précise que ce sont des hélicoptères « d’attaques » (et non plus « ayant la taille de ceux de transports »). Aussi dans ce script Severnaya n’abrite pas d’ICBM en plus des contrôles du Tempest : les hélicoptères n’appellent donc pas par radio pour prétexter qu’une fuite de radiation a été repérée ; à la place le technicien nommé Victor regarde sa montre et tape quelque chose sur son clavier qui déclenche une alarme incendie dans installation. Des systèmes anti-incendie relâchent du gaz halon pour éviter la propagation du feu imaginaire, ce qui fait que le personnel sort (sauf Victor, ce qui lui vaudra de se faire descendre par l’officier qui découvre sa traîtrise).

Après Severnaya il y a ensuite la série de tentatives assassinats. On remarque que le point vital que presse Xenia n’est plus situé au-dessus du cœur de Peter mais au niveau de l’artère carotide ; l’assassinat de Sasha à Los Angeles par Savatier n’est plus présent dans ce script ; et Anatoly ne prononce plus « kaggabe »

On enchaîne directement sur la scène de la tentative d’assassinat sur Marina (la scène à Universal Export avec Ponsonby n’existe plus). Celle-ci est quelque peu différente. En effet dans ce script on la retrouve à l’intérieur d’un atelier de Saint-Pétersbourg dans lequel se trouvent des composants d’ordinateur (le script nous dit qu’elle est dans la vingtaine). Elle décroche le téléphone et entend un certain Nikolai Borchenko qui lui dit (depuis une cabine publique) que Peter et Anatoly sont morts. Elle demande pour Alexei mais il lui dit qu’il ne sait pas et raccroche après lui avoir conseillé d’essayer de quitter le pays comme lui. Alors que Marina commence à rassembler ses affaires, Nikolai quitte sa cabine téléphonique et s’engage dans un tunnel piéton. Il y a là une sorte de tension car un homme s’approche de lui depuis l’autre bout du tunnel mais fausse alerte : c’est juste un passant. Alors que Nikolai lâche un petit rire nerveux vis-à-vis de sa paranoïa il tombe sur Savatier qui l’attrape et le tue en lui donnant un coup avec sa main au niveau du cœur. À partir de là les choses se passent similairement au script de janvier : Marina revient chez elle en taxi, le faux réparateur (sous ce déguisement se cache Savatier dans ce script) et l’explosion de gaz.

Sans dialogue sur l’Aston Martin DB7, on se retrouve directement à la réunion avec des personnes un peu différentes : Bond, Q, M et Loelia Ponsonby (qui n’est ici pas la secrétaire de Bond) :

M : Vous êtes en retard 007… Vous connaissez bien sûr notre analyste en chef Loelia Ponsonby…

Le début de la réunion est similaire au précédent script (Ponsonby a pas mal des dialogues qui étaient originellement à James Molony en janvier), mais personne à l’issue de celle-ci n’émet l’hypothèse que Severnaya ait plus être touché par une IEM (au contraire Bond et Q semblent penser que les dégâts sont dûs a une sorte de bataille aérienne qui aurait eu lieu au-dessus de la base). Avant que Bond ne quitte la salle pour la Russie, M avertit son agent de ne pas « régler quelques vieilles vendettas », en particulier « la plus ancienne ». 007 lui répond qu’il n’a jamais été satisfait de la résolution de cette affaire en question. M lui répond sèchement que lui non plus, avant de lui réitérer son avertissement de ne pas faire de vague.

Pas de scène à la Blofeld chez Trevelyan, on passe directement à la rencontre entre Bond et Romaly sur la place Rouge de Moscou.

007 et Romaly se rendent ensuite à une réception diplomatique qui a lieu à la maison de Savva Morozov (et non au Grand Palais du Kremlin contrairement à janvier). Bond aborde Pushkin, on remarque que la ligne « Je suis heureux que les tensions entre nos deux pays se soient apaisées de sorte que nous pouvons avoir une conversation à l’intérieur des murs du Kremlin » et devenue « […] de sorte que votre seconde visite en Russie est plus plaisante que la première ». Pushkin ne demande pas à ce que Bond soit raccompagné à la sortie et plus important : 007 ne croise pas Trevelyan à cette soirée.

Romaly : Vous étiez supposé faire sortir les tigres, James, pas initier une nouvelle Guerre Froide.
Bond : Je pense que je vais rentrer à mon hôtel, Romaly. J’ai le sentiment que les tigres vont s’y montrer bientôt.

Depuis l’intérieur d’une limousine qui roule dans les rues de Moscou, Bond contemple le Kremlin. Soudain un flashback s’opère : « une autre nuit, le Kremlin ». Contrairement à aujourd’hui le bâtiment est couvert de neige ; l’endroit semble en état d’alerte. Dans l’obscurité nous voyons un James Bond « plus jeune » vêtu de noir perché sur un mur du Kremlin. Il regarde en contrebas un homme qui est en train de courir dans un jardin, pourchassé par des gardes qui essayent de l’abattre. Un projecteur illumine Bond : celui-ci le détruit. L’homme se rapproche du mur et Bond lui lâche une corde. L’homme commence à grimper mais se fait abattre par les gardes et tombe au sol. Le script écrit que l’homme est un « agent/collègue » (même si rien ne peut l’indiquer aux spectateurs présentement). Bond est forcé de décamper alors que des balles s’abattent près de sa position.

Retour au présent : le script nous dit que « Bond se demande pour la millième fois ce qu’il aurait plus faire pour empêcher ça ». Il est arrivé à l’hôtel Metropol et il y a la scène avec Xenia Labyakova dans les bains, puis il couche avec. Xenia lui dit qu’il trouvera des dossiers sur Tempest au Kremlin (et non à la Loubianka).

Après ce tour dans la chambre d’hôtel de Bond, on a une réunion chez Trevelyan, différente de celle à la Blofeld du précédent script. Dans celle-ci il n’y a que Xenia et Trevelyan (qui est en train de jouer du piano). Xenia lui dit que l’homme que les Britanniques ont envoyé se trouve être James Bond et lui demande s’il le connaît ; Trevelyan lui répond qu’il le connaît en fait « très bien ». Elle demande si elle doit le tuer : Trevelyan lui dit d’attendre qu’il récupère d’abord les dossiers du Tempest au Kremlin (et de l’aider à les récupérer) avant de l’éliminer.

Trevelyan : Après avoir trouvé son corps, les Russes seront certains que les Britanniques ont volé l’ordinateur contrôlant le Tempest, les Britanniques concluront que les Russes sont derrières les assassinats, et il ne restera plus personne pour me stopper.

À son hôtel Bond téléphone à Romaly pour lui demander de trouver 50 000 $ (la somme que Xenia demande pour l’aider) et tout ce qu’il peut trouver concernant l’architecture du Kremlin.

La Mercedes de Xenia s’approche du Kremlin, des gardes vérifient son accréditation et la laisse passer. On découvre que le chauffeur de Xenia n’est autre que Bond. 007 gare la voiture à côté du bâtiment des archives et Xenia lui dit que les dossiers sont au quatrième étage et qu’elle s’est arrangée pour qu’on lui ouvre une porte. Bond se demande pourquoi elle ne l’accompagne pas, ce à quoi elle explique que c’est plus sage s’il y va seul : elle a l’habitude d’attirer beaucoup l’attention là-bas. Ils se retrouveront dans une heure et il lui donnera le reste de l’argent. Avant de partir Xenia dit a Bond qu’il y a des détecteurs de métaux partout dans le bâtiment : il lui donne alors son Walther.

Bond va à la porte que Xenia lui a désignée et un vieil homme lui ouvre. Il fait son chemin dans le bâtiment des archives et trouve le dossier des membres du directorat spatial qu’il photographie avec un gadget de type agenda électronique et transmet les photos à distance. Bond commence à partir mais se stoppe : il décide de se diriger vers un autre groupe de dossiers.

Pendant ce temps Xenia se dirige vers la porte qu’elle avait indiquée à Bond et tue le vieil homme avec le Walther de 007. Elle appelle la sécurité pour lui dire qu’« il y a un espion dans les archives ». Elle range l’arme de Bond dans son sac et sort un « gigantesque pistolet automatique […] que la plupart des hommes n’arrivent pas à tenir à deux mains mais qu’elle arrive facilement à tenir avec une seule ».

On voit que Bond s’est arrêté pour consulter un rayon qui porte des numéros « tous préfacés avec des doubles zéros ». À l’extérieur des soldats et des véhicules encerclent les archives et les grosses portes métalliques de l’entrée du Kremlin (par lesquels Bond et Xenia sont passés avec la Mercedes) se referment. Bond fouille dans les dossiers des agents doubles zéros (le script nous dit que celui de 007 est épais de trois classeurs !) et trouve celui qu’il cherche : celui de 001.

Dans le dossier de 001 il trouve une photo de lui-même sur le mur du Kremlin (quand il essayait de le sauver) ainsi que celle du corps de 001 au pied du mur. Une photo du corps montre que 001 et Trevelyan sont la même personne : « c’est un choc pour nous, mais pour Bond c’est un rappel d’un ami disparu ». Il y a aussi une page de texte, Bond semble choqué alors qu’il la lit. Avant qu’on ait plus pleinement jauger sa réaction, Xenia débarque et ouvre le feu sur Bond.

007 fuit et elle se met à sa poursuite, Bond fait tomber une étagère, bloquant le passage à Xenia et disparaît dans le labyrinthe d’étagères/bibliothèques de dossiers de la pièce. Tout comme c’était le cas du script de janvier à la Loubianka, les sols/plafonds des dix étages des archives du Kremlin sont faits matériaux translucides. À l’étage en dessous, des soldats repèrent Bond au-dessus d’eux et ouvrent le feu. Bond court pour sa vie mais arrive dans une impasse ; le commandant en dessous le sait et a ordonné à ses des hommes de se poster en dessous de celle-ci avant que 007 n’y arrive.

Une silhouette arrive à l’impasse et les soldats la criblent de balles ; ce n’est pas Bond mais un charriot rempli de dossier que ce dernier a poussé. Avec les tirs, la lucite (le matériau translucide) se fissure et les soldats se dispersent alors que le chariot leur tombe dessus. Au-dessus 007 se dirige vers un ascenseur, place son agenda électronique dedans et appuie sur un bouton pour faire descendre l’ascenseur (mais ne prends pas). Xenia repère Bond et tire, il plonge dans le puits de l’ascenseur et attrape un des câbles de l’ascenseur alors que plus bas l’ascenseur vient juste d’exploser à cause de la fonction d’auto-destruction de l’agenda électronique.

Bond glisse sur le câble jusqu’en bas et atterrie sur ce qu’il reste de l’ascenseur. L’explosion a fait sauter un mur derrière lequel se trouve un vieux tunnel que Bond emprunte ; les poutres/planches pourries au-dessous de lui commencent à céder. Alors qu’il se stop un soldat arrive derrière lui ; Bond essaye de le désarmer et ils tombent tous les deux à travers les planches jusqu’à atterrir sur une poutre relativement solide. Le soldat essaye d’étrangler Bond en pressant son arme contre sa gorge. Avec ses pieds Bond frappe la charpente de bois qui cède, le garde tombe plus bas à travers des planches et se rattrape à quelque chose. Le soldat est alors illuminé par une lumière qui se rapproche, il se retourne dans un cri qu’on ne peut pas entendre car il est noyé dans le klaxon et l’impact d’un métro sous-terrain qui l’arrache sous ses roues alors qu’il passe 60 km/h. Bond est accroché à un morceau de bois plus haut qui est en train de se briser : il tombe sur le toit du métro et roule jusqu’au dernier moment où il parvient à s’accrocher. Il descend à une station, sous les regards stupéfaits des usagers mais réussi à se fondre dans la foule.

Bond retrouve Romaly au café près de Gorky Park. Ici Romaly n’ajoute pas que M a dû faire croire aux Russes qu’il est un agent en roue libre. Ayant vu les dossiers des scientifiques, Bond pense maintenant que les Russe ont développé un satellite capable d’envoyer une impulsion électromagnétique n’importe où sur Terre. Il n’a toutefois pas idée que Trevelyan se cache derrière les récents événements. Romaly semble percevoir que quelque chose d’autre trouble James et lui demande ce que c’est. Bond répond qu’il a vu dans les archives un document parlant d’un interrogatoire de 001 qui aurait eu lieu deux jours après sa mort supposée. Romaly entrevoit 3 grandes possibilités : 001 est mort, capturé ou a été retourné. Bond refuse de croire la dernière hypothèse, la pensant « impossible ». Il demande à Romaly de trouver où 001 est retenu pendant que lui part enquêter sur Alexei Makvenio au Kazakhstan.

Contrairement au précédent script on trouve ici Bond directement dans l’installation, en blouse blanche de laboratoire et avec un badge de l’ONU, près du porte-parole de l’OTAN qui explique comment vont être détruites les ogives nucléaires. Depuis la pièce où il se trouve, il voit Marina arriver sur les lieux. Une surprise vu qu’il la pensait morte. Il y un contact visuel entre eux deux : chacun regarde l’autre (elle ne connaît pas Bond dans ce script). Il décide de la suivre.

Marina va rencontrer Alexei Makvenio similairement au précédent script (elle ne parle toutefois pas de révéler l’existence de Tempest à la presse) ; Alexei l’assomme lui-même (il n’y a pas d’Illya Borchenko dans ce script) et l’enferme dans un coffret cylindrique d’une bombe. Alexei est en train de régler le minuteur du dispositif nucléaire lorsque Bond arrive (dans ce script il n’a pas fouillé la valise Makvenio, il n’est donc pas question d’objet/clé en ivoire ici). Il confronte Alexei avec les mêmes dialogues que dans le précédent script (la mention à Trevelyan en moins) lorsque soudain Marina reprend connaissance et fait du bruit dans son coffret cylindrique. Makvenio profite du fait que Bond se retourne vers le bruit pour l’attaquer avec une barre de fer ; Bond évite le coup, sort son arme mais un coup l’envoie valser, Bond évite un autre coup qui atterri sur le minuteur du dispositif nucléaire et l’active (sur 2 minutes). Le clavier du minuteur est également détruit par le coup ; impossible donc de changer de temps restant avant la détonation.

Alexei essaye d’attraper un porte-clés qui était attaché au clavier. Bond en profite pour lui donner quelques coups et récupère le porte-clés. La scène d’action qui suit est quasiment identique à celle du précédent script (sauf que l’ennemi est bien sûr Alexei et non Illya Borchenko). Bond parvient à s’enfuir des sous-terrains de la même manière, sauf qu’à place de Rosskovitch (voir le précédent script), c’est Marina et 20 gardes russes qui l’attendent à la surface :

Marina : C’est lui. (Elle pointe Bond) C’est l’homme qui a tué Makvenio !

Direction la maison de l’Oural en hélicoptère. Les choses sont similaires au précédent script (bien qu’il n’y a pas de personnage nommé Rosskovitch et évidemment pas de flashback). Marina, reliée à un détecteur de mensonges, est pré-interrogée en attendant l’arrivée de Pushkin. Sauf que dans ce script ce n’est pas Kolkhazhna qui l’interroge mais Xenia.

Xenia : Je suis désolée de vous avoir fait revivre ces souvenirs, Mlle Varoskaya… Votre transport est arrivé. Attendez ici s’il vous plaît.

Un hélicoptère se pose à l’extérieur de la maison (celui-ci n’arrive pas en attaquant à grands coups de missiles contrairement au script de janvier). La porte s’ouvre et Trevelyan entre dans le bâtiment.

Trevelyan : Ce n’est pas pas un mauvais endroit pour un débriefing, pas vrai ? Ils amènent seulement les prisonniers les plus importants ici. Je suis surpris de te trouver toujours vivant, James.
Bond : Je pourrais dire la même chose pour toi.
Trevelyan : C’est dramatique, n’est-ce pas ? (Il lève les bras, imitant la posture mortuaire qu’il avait au Kremlin). Je m’excuse pour t’avoir fait subir ça, James. Mais c’était une défection parfaite. Tu l’as vendu pour moi. Ta réaction ce soir-là a dissipé tous les doutes que les Russes pouvaient avoir au sujet de ma sincérité.
Bond : Donc ils ont cru tous les codes, les maisons sécurisées, les noms des agents que tu leur as donnés. Enfoiré.
Trevelyan : Tu désapprouves ? Je pensais que depuis le temps tu aurais compris. Tu choisis ce métier et tu y es pour la vie. C’est ce qu’ils te disent, dès le début. Tu te souviens James ? C’est ce que je t’ai dit dès le départ. Il y a plein d’autres choses qu’ils oublient de mentionner. Par exemple que les doubles zéros ne voient que rarement leur 45 éme anniversaire. J’ai fêté le mien. Je pensais que tu te serais lassé de ce jeu depuis le temps.
Bond : C’est comme ça que tu vis avec la traîtrise et le meurtre, Trevelyan ? En appelant cela un jeu ?
Trevelyan : La question est au-dessous de nous deux James. Je pourrais tout aussi bien te demander si toutes les vodkas-martinis étouffent les voix des hommes que tu as tués… ou si tu parviens à te faire pardonner dans les bras de femmes consentantes, la mort de toutes celles que tu n’as pas sut protéger. Ma conscience est propre James. La tienne, je pense, est plutôt encombrée.
Bond : Donc dis-moi, comment appelles-tu ton nouveau jeu, Trevelyan ? Beurya ? Ou Tempest ? Dommage que tu ne vas pas pouvoir l’utiliser, après tout le mal que tu t’es donné. Makvenio m’a tout dit. Avant que je ne sois enlevé, j’ai transmis les codes de contrôle de Tempest à notre station à Moscou. Maintenant ces satellites ont été recalibrés ou détruits.
Trevelyan : Si Makvenio t’avais tout dit, tu saurais que ce n’est pas possible. La fille représente une menace très mineure qui sera bientôt éliminée. Je peux utiliser le Tempest à n’importe quel moment, sur la cible de mon choix.
Bond : C’est une menace que tu veux faire ? Un chantage global ?
Trevelyan : C’est fait. Pourquoi ton imagination est toujours si limitée ? Dans deux jours j’ai l’intention d’utiliser l’arme… Pour le plus grand avantage possible. (Il se dirige vers la porte) Au revoir, James.
Bond : Toutes ces années Augustus, c’était dur de te voir mourir.
Trevelyan : Je suis désolé pour ça, James. Sincèrement.
Bond : Ne le soit pas. La prochaine fois j’ai l’intention de le savourer.

Trevelyan sourit et retourne à l’hélicoptère où Morley et Savatier l’attendent. L’hélicoptère décolle alors que Xenia, Morley et Savatier restent au sol. Par la fenêtre Marina aperçoit Savatier et le reconnaît comme le faux réparateur qui a fait exploser son appartement. Xenia est occupé à séduire un des officiers russes avant de l’étrangler avec ses boucles d’oreilles qui font office de garrotte. Morley se dirige vers Bond et Savatier vers Marina, criblants les gardes russes sur leurs chemins à coup de fusils automatiques et grenades (dont des fumigènes). 007 parvient à crocheter ses menottes avant que Morley n’entre dans la pièce où il est : il lui saute dessus. Ils se battent brièvement et Bond court hors de la pièce et referme la porte en acier : Morley est enfermé à l’intérieur de cette sorte de cellule et ne peut plus en sortir.

Savatier arrive à la pièce où Marina était retenue et découvre qu’elle n’est pas là : elle a utilisé ses connaissances en électronique pour déverrouiller le verrou électronique de la porte avec l’aide du détecteur de mensonges. Dans la maison enfumée elle tombe sur Bond ; elle tire intentionnellement vers lui en lui disant de ne pas approcher. Savatier a entendu le coup de feu et vient vers eux. Bond voit Savatier et plonge sur Marina (qui le menace toujours de son arme) pour l’éloigner de la ligne de tir de Savatier et lui sauver la vie. Bond retourne des tirs vers Savatier et touche quelque chose dans le sac que porte ce dernier et qui commence alors à émettre des étincelles. Savatier se débarrasse du sac avant qu’il n’explose et rase une partie de la maison.

Marina commence à comprendre que Bond est de son côté :

Marina : Qui êtes-vous ?
Bond : Mon nom est Bond, James Bond. Ça vous dérangerait si nous discutions du reste plus tard ?

Bond et Marina commencent à courir vers le lac gelé, enfermé dans sa pièce à l’étage Morley voit cela par la fenêtre et essaye de tirer sur eux. « Après une centaine de tirs concentrés au même endroit » le verre par balle de la vitre cède enfin, mais trop tard : Bond et Marina sont déjà sortis de sa ligne de tir. Ils atteignent l’hydravion garé sur le lac et la scène d’action qui suit est similaire à celle du précédent script (sauf que ce ne sont pas des hommes de main de Trevelyan mais des gardes russes qui les poursuivent).

Après avoir atterri, les dialogues avec Marina sont similaires mais on remarque un ajout : Bond sort le porte-clés prit à Alexei Makvenio et remarque qu’il y a une clé d’un coffre de sûreté dessus. Il ouvre un cylindre du porte-clé et voit également un petit objet ivoire que Bond reconnaît comme un dispositif de codage utilisé dans certaines banques chinoises.

L’hélicoptère avec les scies arrive (il est piloté par Morley dans ce script) et découpe l’atelier. Bond et Marina courent vers la forêt (ils n’ont pas de skis dans ce script), les scies passant à travers les arbres comme dans du beurre et très vite Marina tombe en courant et glisse ; Bond la retient avant qu’elle ne tombe dans un précipice. À un moment alors que l’hélicoptère est presque qu’à sa hauteur, Bond saute au-dessus d’un précipice (alors que Morley lui tire dessus en pilotant) dans le but de s’accrocher à un des patins de l’appareil. Bond rate le patin et chute vers les scies mais parvient à s’accrocher à un fil électrique relié aux scies. À partir de là le reste de cette scène d’action est similaire à celle de janvier.

Pushkin arrive enfin à la maison dans les montagnes et donne l’ordre d’arrêter Bond (il voit notamment une vidéosurveillance qui montre 007 une arme à la main s’enfuir de la maison). Bond et Marina prennent un train direction Saint-Pétersbourg, il n’y a toutefois pas de miliciens/Romaly pour les attendre à la gare. À la place on a le droit à une scène sur un aéroport où Trevelyan, Xenia et Savatier se dirigent vers un jet privé :

Trevelyan : Combien de fois peux-tu échouer à tuer un homme et une femme ?
Xenia : Bond est un fugitif. Les chances sont faibles qu’il passe la journée et encore plus faibles qu’il nous stop.
Trevelyan : Ne le sous-estimez pas. Et ne me donnez pas d’autres excuses. Trouvez Bond. Traquez son contact de Moscou. Et tuez-le.

Bond et Marina se rendent à la « New China Bank » sur Nevsky Prospekt (et non plus la Kronstadt Bank) où 007 utilise l’objet en ivoire pour accéder au coffre de sûreté de Makvieno et trouve le dossier nommé « GEOCOM » et une disquette. Il n’y a pas de Jordan, ni de Trevelyan et Xenia : ces scènes ont été supprimées (et leurs dialogues déplacés et altérés pour la scène précédente de l’aéroport avec jet privé).

Bond et Marina vont rencontrer Romaly à la Place du Palais de Saint-Pétersbourg ; la scène d’action qui s’y déroule est quasiment identique à celle du script janvier, on notera juste que dans son dialogue avec Pushkin, Bond ajoute que c’est Trevelyan qui est derrière tout cela, que Marina tue Xenia alors qu’elle était en train d’étrangler Bond avec sa garrotte (au lieu de s’apprêter à presser un point vital) et que le bref passage où le cheval zigzag entre les colonnes d’un bâtiment a disparu.

La scène avec M, Q et Orbach où l’OTAN essaye de désintégrer les satellites Tempest a également disparu. De ce fait on retrouve directement Bond et Marina en train de survoler St. Latrelle et, alors qu’elle comporte de nombreuses cascades aériennes probablement compliquées et coûteuses à réaliser : la scène d’action qui se déroule est identique à celle de janvier.

Bond dépose Marina à la salle informatique d’une des trois tours (on remarque que la disquette récupérée dans le coffre de Makvieno a ici une utilité : il y a un programme informatique dessus qui devrait aider Marina à passer à travers les défenses d’une unité centrale).

Le reste du script est quasiment identique au précédent, on note juste qu’il n’y a pas de scènes avec M et Q dans le centre de contrôle de l’OTAN après que Bond et Marina se soient échappés de St. Latrelle, que la phrase finale de Marina a été changée en « mais je suis disposée à apprendre » (à la place de « J’apprécie juste une onctueuse ballade/chevauchée ») et que le « JAMES BOND WILL RETURN » a disparu.

Retrouvez plus de scripts et autres éléments méconnus dans la section Les scripts !
(Et si jamais vous en avez que l’on a pas encore traité, contactez-nous !)

Clement Feutry

Clement Feutry

Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

2 commentaires

  • Certaines scènes de ce script sont très rares. Il semble antérieur au script Goldeneye de janvier 1994. Peut-être que le “1-94” dans le script signifiait autre chose que le mois et l’année?

    • De mon expérience, c’est assez courant que les dates des entêtes ne soit pas mis à jour, que les révisions gardent étrangement celles du premier jet…

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