Commander James Bond France

[NTTD] Doubles avant-premières : Londres & Paris

(Ne contient pas de spoilers sur le film) C’est donc le 28 septembre 2021 que le film tant attendu est sorti, lancé comme la tradition l’exige (et malgré la pandémie) lors d’une grandiose avant-première à Londres en compagnie du casting et de membres de la famille royale britannique. Rémi Germain, à défaut de pouvoir y assister, a plus suivre suivre la retransmission live Facebook de 1h30 de l’événement. Parallèlement à cette première du Royal Albert Hall, le film était diffusé dans 57 autres endroits dans le monde, dont en France au Grand Rex de Paris, diffusion sur laquelle Clèment Feutry vous dira tout.

Londres, Royal Albert Hall

Par Rémi Germain

C’est sous ce que les mauvaises langues appelleraient « un temps typiquement londonien » que notre aventure commence. Du gris, du rouge, du noir, les teintes sont données et le décor est planté. Bienvenue à l’avant-première Mondiale de ce Bond que l’on en pouvait plus d’attendre !

Les festivités, rythmées par les chansons-titres de Casino Royale et Vivre et Laisser Mourir, commencent par une interview de l’acteur suédois David Dencik, interprète de l’énigmatique Valdo Obruchev. Il est content d’être à la cérémonie – évidemment – et pose devant un gigantesque logo 007 aux couleurs de l’Union Jack qui aurait eu sa place à l’avant-première de L’Espion qui m’aimait (n’y voyez aucune malice, j’adore ce style rétro-kitsch).

Après une brève apparition de Billie Eilish, c’est au tour d’Ana de Armas de se prêter au jeu du question-réponse. Elle est contente d’être à la cérémonie – naturellement – et se rappelle d’avoir vu Skyfall lors de l’Avant-Première espagnole il y a déjà presque dix ans (je viens d’aller vérifier si je n’avais pas de cheveux blancs – heureusement, pas encore!). On y apprend également que les décors cubains ont en réalité été construits en Angleterre, où la température sur le plateau était loin de celle d’un pays des Caraïbes !

Et… Oh ! Rami Malek désormais ! Et c’est par-dessus la voix de Madonna chantant Die Another Day qu’il nous confie être très content d’être à la cérémonie – manifestement – et d’avoir répondu presque instantanément à la proposition d’incarner le méchant du film, ce qui est somme toute compréhensible. Va-t-on en savoir un peu plus sur ce mystérieux Safin, qu’il incarne ? Pas vraiment, mais il donne cependant une vision assez intéressante de son personnage qu’il a essayé de rendre comme le « héros » de sa propre histoire, d’imaginer que Bond était le vilain et lui le gentil.

Madonna résonne encore, et Lee Morrison nous fait rêver en parlant des cascades du pont et même sous 30 cm de glace. Même si ces cascades figurent dans la bande-annonce, entendre quelqu’un parler de leur exécution a toujours quelque chose d’impressionnant.

Les invités continuent de prendre des photos, de poser devant une Aston Martin DB5 avant que cette dernière ne se fasse voler la vedette par l’apparition fugace de Jason Momoa (une liste assez complète des stars non-Bond qui ont fait une apparition) et c’est au tour d’Hans Zimmer, célèbre compositeur appelé quelque peu en urgence sur ce film, de prendre le micro. John Barry se retrouve au centre de la discussion, tant Hans Zimmer a voulu lui rendre hommage – à entendre les quelques extraits rendus disponibles ici et là, le pari à l’air d’être plutôt réussi. Oh, et bien entendu, il est content d’être à la cérémonie – incontestablement.

Daniel Craig vient d’arriver avec une magnifique veste rose (?!) sur la musique du « Monde ne Suffit Pas », assez prophétique quand on juge avec un certain recul l’impact que Craig a pu avoir sur le Monde de 007. Mais l’heure n’est pas encore venue d’entendre ce qu’il avait à dire sur son dernier James Bond, mais celle de Rory Kinnear – portant également une veste ma foi fort chatoyante ! Vous ne devinerez jamais. Oui, il est content d’être à la cérémonie, assurément. Le reverrons-nous une fois l’ère Craig terminée ? Rien n’est moins sur, mais il revient avec une certaine nostalgie sur son rôle de Bill Tanner qu’il incarne depuis Quantum of Solace, treize ans déjà. (Je suis sur que j’ai des cheveux blancs, j’ai juste mal cherché…).

Changement de décor, nous passons devant un gunbarrel géant, mais les gens sont toujours contents d’être à la cérémonie, rassurez-vous. Je vous confie que de retranscrire mot à mot le contenu des interviews n’est pas du plus pertinent, puisque les éléments décrits sont déjà visibles dans les différentes bandes-annonces, par peur de divulgâcher quelque chose par erreur. Même l’interview du tandem Michael Wilson – Barbara Broccoli insiste juste sur la cérémonie d’adieu de Daniel Craig dans le rôle. On reconnaît à Daniel d’avoir apporté beaucoup d’humanité au personnage, avis que je partage.

On passe ensuite un bref instant avec Dali Benssalah, assez à l’aise dans l’exercice avec un accent français chantant, et puisqu’un Frenchy peut en cacher un autre, Léa Seydoux, dans une robe parfaite pour un biopic sur ABBA, nous garantie que Madeleine Swann a changée – en partie grâce à Phoebe Waller-Bridge (la script-Doctor), hâte de voir ce que cela va donner ! Dan’ est en tout cas son Bond préféré, Casino Royale, son premier film et le Bond de sa jeunesse. Je vous ai déjà parlé du premier Bond que j’ai vu dans une petite salle des fêtes de village ? Non ? On s’en fout ? Passons à la suite !

Et quelle suite puisque Daniel Craig vient de monter sur scène ! La présentatrice nous rappelle la conférence de presse en Jamaïque… chose qu’il ne fallait pas rappeler tant l’événement était peu fameux, et on rembraye de nouveau sur cette clôture d’une ère, l’ère la plus longue de la franchise. Quelques petites blagues, un charisme dingue, « En Live sur Facebook ? C’est quoi ça ? » Pile au moment de savoir son moment favori de tout son règne, la pluie se met de nouveau à tomber. Pas de répit pour les espions.

Pas de répit non plus pour Felix Leiter, de nouveau interprété par Jeffrey Wright après Casino Royale et Quantum of Solace – un retour qui m’a énormément fait plaisir lors de son annonce. À peine le temps d’échanger plus de formalités que Cary Fukunaga, réalisateur de cet opus, parle un peu plus de la production de ce film, des difficultés pour la sortie du film liées au COVID-19, mais également de difficultés de tournage – un point bien trop vite balayé, on veut en savoir plus ! De l’anecdote, que Diable !

S’enchaînent alors Ben Whishaw, toujours aussi impressionné d’être « Q » – pour la troisième fois d’affilée, et Billie Eilish, qui nous confie avoir toujours voulu, avec son frère Finneas, écrire un titre pour un Bond. Avec sa voix de velours, un rythme lancinant mais accrocheur – mais surtout des disques d’or dans de nombreux pays (et même de platine au Canada), on peut dire que le pari est réussi.

Les interviews commencent à toutes se ressembler, au moins les acteurs ne portent pas de masque sanitaire, ce qui fait que ce n’est pas triste à regarder comme ça aurait plus l’être. L’attention a légèrement diminué quand Lashana Lynch et Phoebe Waller-Bridge prirent enfin la parole. Si là encore le nombre d’informations fournies est loin d’être satisfaisant pour les fans avides que nous sommes, il est appréciable de voir l’enthousiasme de Lynch vis-à-vis de son rôle, Nomi, dans lequel elle s’est visiblement beaucoup impliquée et d’avoir quelques anecdotes sur les répétitions entre les acteurs par Waller-Bridge. Vous saviez que pour imiter les bruits d’armes à feu au cours de ces répétitions, ils faisaient « piou piou » ? Maintenant, j’ai envie de les voir, ces images !

La cérémonie se termine plus ou moins à ce moment – nous avons le droit à une seconde interview de Rami Malek, de Barbara Brocoli ou de Michael Wilson, mais rien de nouveau n’est apporté. Tout le Monde est content, ce Bond est extraordinaire et Daniel fut fantastique de bout en bout.

Et vous savez quoi ? Quelque part, je partage cette joie. Après avoir autant attendu ce Bond, après avoir traversé l’enfer de sa production, le voir sortir est non seulement quelque chose de réjouissant, mais aussi un événement drapé d’une certaine mélancolie. L’ère Craig se termine, cette ère que certains imaginaient en 2006 être très brève – elle finira par être la plus longue de toute la franchise. Beaucoup de jeunes – moi compris – auront grandi avec Craig. Nous l’avons incarné dans les derniers jeux en date sur des consoles comme la Wii ou la PS3. Nous avons fêté les 50 ans et le Milliard de dollars de Skyfall avec lui également.

Nous ne savons pas ce que la franchise deviendra, ni même qui endossera le smoking. Et ce soir, ce n’est pas important. Bientôt, nous pourrons à notre tour dire au revoir au Bond de Craig et nous préparer lentement à parler aux générations futures de cette époque comme nos parents et nos grands-parents nous parlaient de l’ère de Sean Connery ou de Roger Moore.

Présents mais pas montrés dans le live, dame Judi Dench (M), Michelle Yeoh (Wai Lin) et Britt Ekland (Mary Goodnight) :

La famille Royale est de la partie avec le prince Charles, Camilla Shand, Kate Middleton et le prince prince William. Des forces armés ayant participé au film (HMS Dragon) nous jouent le James Bond Theme avec leurs orchestres :

Le replay du live :

Paris, Le Grand Rex

Par Clément Feutry

Le temps était meilleur de ce côté-ci de la Manche. S’il y a bien un endroit où il fallait être en France en ce 28 septembre c’était à la Paris Fashion Week en compagnie de Jisoo des Blackpink au cinéma le Grand Rex, à Paris. C’est sous son immanquable affiche géante du film que les fans français qui avaient la chance d’avoir une place (l’avant-première était privée, pas de billetterie publique) ont commencé à arriver vers 18h00.

L’occasion de retrouver des copains et rencontrer des membres de groupes de discutions avec qui ont échange régulièrement, et que l’ont avait pas vu en personne pour certains depuis près de 6 ans (à la dernière avant-première Bond, Spectre). De mon côté j’étais principalement entouré de deux autres membres du blog avec qui on s’est dépêché d’aller manger un morceau (tout en discutant de ses attentes pour ce nouveau film) : l’ouverture de la salle devant commencer à 19h00.

Et c’est donc vers 19h00 (avec même un peu en retard) que les premiers invités qui le souhaitaient purent rentrer. Contrôle de l’invitation, contrôle de votre « Pass Sanitaire » papier ou numérique (la France !), petit tampon sur la main : « vous pouvez enter ». On n’oublie pas de vous remettre un petit ticket pour une coupe de champagne Bollinger offerte. En effet la soirée se voulait glamour avec champagne et un dress code « tenue de cocktail » demandé (accompagné un masque sanitaire, qui vient un peu gâcher ce côté « glamour »). Dans les faits tout le monde n’avait pas sorti le costume, mais c’était sympa de voir ceux qui avaient fait l’effort de le faire.

Le champagne Bollinger avait un goût de champagne (je n’ai jamais été un grand amateur de cette boisson pétillante dont je serais bien incapable de vous parler) et avait bon goût. Il est temps de dégoter une place (vous voulez avoir les meilleurs avant qu’elles ne soient prises) et mes collègues nous en ont trouvées d’excellentes. Bonne surprise il y a un joli numéro du magazine Le Bond de disposer sur tous les sièges vides (j’étais au second étage, celui du Club James Bond France) qui nous permet de patienter un peu avec notamment des interviews des cascadeurs du film et des doubleurs de la version française à l’intérieur.

C’est vers ce moment-là que mon cerveau à commençait à enregistrer que j’allais enfin voir ce film qui quelques heures auparavant me paraissait encore si loin (je n’arrivais pas tout simplement pas à me visualiser devant).

Après une petite pause pipi (le film dure 2h43, faut pas déconner), je descends d’un étage pour voir une moto qui m’avait intrigué et que j’avais aperçue plus tôt. Je découvre qu’il s’agit d’une Triumph et que celle-ci même a été (selon le petit écriteau posé à côté) utilisée durant le tournage du film, et il y a encore de la boue du tournage dessus. Sympa !

À côté de celle-ci certaines stars se font photographier. Évidemment (et malheureusement) aucune star du film (elles ne peuvent être à Londres et Paris en même temps) mais tout de même quelques-unes apparues dans d’anciens films de la saga, ainsi que d’autres stars françaises non liés à Bond. On peut citer parmi les stars présentes Éric Serra (GoldenEye), Simon Abkarian (Casino Royale), Richard Sammel (Casino Royale), Jean-Pierre Castaldi (Moonraker), Nicaise Jean Louis (Moonraker), Toshiro Suga (Moonraker), Catherine Serre (Moonraker), Blanche Ravalec (Moonraker), Michel Berreur (Moonraker), Olivier Schneider (Spectre et Mourir peut attendre), Jany Temime (Skyfall et Spectre), Mathilde Bourbin (Mourir peut attendre), Bruno Guillon, François Allain ou encore Ramzy Balec (désolé si j’en j’oublie). Il y avait aussi des cadres des membres partenaires parmi nous.

Retrouvant ma place, il y a un petit groupe de musique qui nous joue sur la scène des reprises des chansons titres de la saga pour patienter. J’ai oublié le nom du groupe (By One ?) mais c’était fait de ce que j’ai entendu avec talent, et on a malheureusement pas entendu grand-chose avec tous les gens qui parlaient. Après cela on a eu le droit à une petite diffusion des « meilleurs » moments du live de la première Londonienne mais on n’a de nouveau pas entendu grand-chose avec les débats sur le smoking rose de Craig en fond (mais on ne loupe pas grand-chose vus que comme l’a dit Rémi, les interviews n’étaient que des banalités).

Un monsieur de chez Universal monte sur scène pour nous dire que l’attente est finalement terminée et que Universal est fier de pouvoir enfin nous faire découvrir ce film. Il raconte pour l’anecdote que le premier mail interne d’Universal international au sujet du film date maintenant de quatre ans ou quatre ans et demi.

Tout le monde met son téléphone éteint dans des pochettes fournies afin d’éviter tout leak (mesure vaine, comme tout film il se retrouvera probablement quoi qu’il arrive en version CAM filmée en cinéma quelques jours après sa sortie, preuve en est que je suis déjà tombé sans le vouloir ce matin sur une vidéo CAM enregistrée dans un autre cinéma montrant la séquence complète du générique). Des agents de sécurité viennent se placer aux coins de la salle pour s’assurer que personne ne filmera pendant la séance.

Le film commence (vers 21h00, en VOSTFR) et ont entendra dans la salle des applaudissements (début, générique de fin) et des rires lors des moments/répliques comiques du film. L’écran était géant, notre partie de la salle aussi (plus grande salle de cinéma d’Europe, hors IMAX) et pleine (et bien chauffée pour une pièce de cette taille). Bien qu’il fut demandé de garder son masque sanitaire pendant toute la séance : nombreux sont ceux qui l’auront retirer afin de découvrir le film dans le confort (surtout pour ceux qui ont des lunettes), le personnel n’était heureusement pas ennuyeux sur le sujet, de sorte que les pop-corn que j’avais prévu de manger très lentement (pendant 2h43 très exactement – les bonnes techniques !) étaient parfaitement inutiles.

Si on était bien assis il n’y avait malheureusement pas de porte-goblets et j’imagine que comme moi d’autres ont également malencontreusement renversés leurs coupes qu’ils avaient posé faute de quoi par terre (mes excuses aux personnes qui nettoient). Un peu plus d’espace pour circuler entre les rangés de sièges n’auraient également pas été de trop.

Il est minuit passé, le film se termine. Les avis sont mitigés : les nombreux choix couillus de la production qu’il y a dedans divisent, entre ceux qui ont adorés et ceux qui ont détesté. Ça parle du film, à l’intérieur comme à l’extérieur du cinéma. Entre temps la moto a déjà été emportée (désolé pour ceux qui ne l’avaient pas encore vu). Les journalistes (certains ont découvert le film avec nous, les sièges du fond étaient réservés aux journalistes) viennent recueillir l’avis des fans pour leurs reportages télé.

Après un peu avoir débattu, les membres de mon groupe décident de se séparer pour rejoindre l’hôtel afin de dormir un peu.
C’était une très belle soirée, chapeau aux organisateurs du Grand Rex, d’Universal, et du Club, et merci à eux.

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