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Un potentiel espion britannique du nom James Abert Bond dans les archives polonaises

C’est la nouvelle insolite et futile du moment. Varsovie (Pologne), un mystère laissé irrésolu par les espions de l’ère communiste s’est rouvert un matin, lorsqu’un archiviste a trouvé le mois dernier un curieux dossier gardé dans des archives de la guerre froide. Celui-ci porte sur un potentiel espion britannique du nom de James Albert Bond. Ci-dessous un mix et une traduction des articles de l’Institut de la mémoire nationale polonais et du Wall Street Journal.

James Albert Bond du Devon est venu à Varsovie en février 1964 avec sa femme et son fils de six ans, pour occuper le poste de secrétaire-archiviste auprès de l’attaché militaire à l’ambassade britannique. Pendant son séjour il a fait quelques voyages dans le nord-est de la Pologne, accompagnant des cadres supérieurs de la station locale du SIS/MI6, prétendument pour recueillir des informations sur les installations militaires là-bas. En tant que diplomate impérialiste, Bond a été automatiquement mis sous surveillance par le département II (contre-espionnage) du ministère de l’Intérieur.

Le dossier, depuis déclassifié et récemment publié sur les réseaux sociaux, a suscité un débat parmi les historiens polonais et le grand public sur la question de savoir si M. Bond, aujourd’hui décédé, était un espion ou non.

« Je veux dire, allez », déclare Marzena Kruk, directrice de l’Institut polonais de la mémoire nationale, qui détenait les dossiers. « C’était un espion, faisant des choses d’espionnage ».

L’archiviste qui a trouvé le dossier de 44 pages, Włodzimierz Lechnio, pense que la conclusion est hâtive. « Il n’était qu’un secrétaire », dit-il. « Les preuves ici n’indiquent pas vraiment qu’il était un espion ».

Le débat s’est répandu dans la fonction publique polonaise, avec des diplomates étant chargés de déterminer la véritable nature de la visite de M. Bond, il y a 56 ans. Le MI6 a refusé de commenter.

Des agents communistes à la retraite ont abordé l’affaire avec leur ancien supérieur, Filip Hagenbeck, l’ancien chef d’un branche du contre-espionnage, chargée de débusquer les espions étrangers.

« Franchement, je ne pense pas qu’il était un espion », a déclaré M. Hagenbeck, dont l’hypothèse est que M. Bond était un leurre. Le premier film de Bond Dr No venait de sortir en 1962, la Bond-mania était là en 1964, et M. Hagenbeck soupçonne que Londres savait qu’un homme portant son nom détournerait le contre-espionnage polonais d’opérations plus sensibles en cours. « Ils l’envoyaient pour faire de lui une sorte d’appât. Pour faire en sorte que le contre-espionnage le piste au lieu d’autres personnes ».

La veuve de M. Bond, Janette Bond (88 ans), pense qu’il était un espion. Elle dit qu’on lui a dit de rejoindre son mari lors de son affectation à Varsovie, pour lui donner une couverture plus crédible. Une fois installé dans la capitale polonaise, il communiquait parfois avec elle via des notes manuscrites à la maison car son mari craignait que le couple polonais à l’étage ne l’écoute. La vie était loin d’être banale, Mme Bond se souvient avoir aidé son mari à tromper la surveillance dont il faisait l’objet.

Personne ne l’appelait James Bond, mais Jim. « Il n’était pas suave », se souvient son beau-frère Keith Tacchi. « Il fumait une pipe, avait une casquette de pêcheur. C’était une personne totalement décontractée. Il avait une passion dans la vie, qui était le golf, dans laquelle il n’était pas très doué.

Les espions polonais qui prenaient des notes sur chacun de ses mouvements ont vu un homme différent. M. Bond était très prudent, aimait boire et s’intéressait aux femmes, ont-ils écrit dans son dossier secret. Sa famille dit qu’il n’était pas un coureur de jupons.

Le temps passé par James Albert Bond en Pologne a été court, après dix mois l’homme a renvoyé sa famille à la maison et, quelques semaines plus tard, est parti lui-même pour devenir officier dans l’armée britannique et n’est jamais revenu. Il a également passé du temps à servir son pays à Chypre et en Allemagne avant d’être renvoyé en raison de problèmes de santé. Il est décédé en 2005.

Clement Feutry

Clement Feutry

Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

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