Commander James Bond France

Quelques observations sur les jeux 007 sur consoles mobiles

Lorsque l’on pense jeux-vidéo James Bond, les premiers qui nous viennent à l’esprit sont ceux qui sont sortis sur les consoles de salons. Toutefois depuis Le monde ne suffit pas la plupart d’entre eux furent presque systématiquement déclinés en versions consoles mobiles (Gameboy, PSP, Nintendo DS). Souvent considérés comme des « sous-versions » à tord ou à raison dû au fait qu’ils se trouvent sur des consoles moins puissantes et que l’ont imagine qu’ils peuvent présenter des risques élevés de maniabilité “discutable”. Et c’est sans doute pour cela que je n’ai jamais joué à aucun d’entre eux bien qu’ayant fait et refait à plusieurs reprises leurs homologues console de salons.

Je n’y ai toujours pas joué, mais je me suis en revanche toutefois décidé de regarder d’autres y jouer à ma place sur YouTube histoire de m’éviter d’éventuels arrachages de cheveux pour cause de maniabilité. L’occasion pour moi de constater que certains cherchent à être des adaptations au plus proches possibles de leurs grands frères tandis que d’autres s’en éloignent et proposent quelque chose d’assez différent de leurs homologues. Dans tous les cas il y a des choses intéressantes à dire sur chacun d’eux ; je n’irais pas écrire leurs critiques vu que je n’y ai pas joué moi-même, mais voici quelques observations :

James Bond 007 – Gameboy

James Bond 007 sur Gameboy est une sorte d’action-RPG un peu à la Zelda. Il est intéressant de noter qu’il s’agit du seul jeu Bond développé exclusivement pour consoles portables et qu’il n’est donc pas une adaptation d’un jeu de consoles de salon (contrairement à tous les autres que nous allons voir). En dehors de phases combats, il s’agit de résoudre quelques “énigmes” (du genre échanger une lampe contre une perle, pour échanger la perle contre un chat, pour échanger le chat contre des faux papiers auprès du gars qui a des problèmes de rats ; le chat allant manger ses rats). Les cartes peuvent être assez ouvertes et le joueur devra faire des allez-retour d’un endroit à un autre pour obtenir de quoi accéder à la zone suivante. Outre le côté exploration, ce jeu montre des choses intéressantes et d’autres assez bizarres dont on ne s’attendrait pas à trouver dans un jeu James Bond ou dans un jeu édité par Nintendo :

– Il y a un mini-niveau au QG du MI6 dans lequel le joueur doit notamment prendre ses ordres auprès de M. On peut ainsi visiter le bureau de Moneypenny, celui de M et le Q-lab (ainsi que parler à ces personnages).

– Il y a un autre niveau intéressant dans lequel le joueur doit essayer de survivre dans le désert avec une quantité limitée d’eau (car les méchants ont capturé Bond et l’ont abandonné dans le désert).
– Dans un niveau, une phase de gameplay implique de jouer au blackjack et au baccara dans un casino.
– Deux niveaux se passent au Kurdistan, le premier possède un bâtiment qui est une sorte de Harem dans lequel le joueur peut déambuler.
– Dans le second niveau Kurdistan on revient dans un village pour découvrir que celui-ci a été pilonné au mortier par l’armée de « Saddam ». Il y’a des cadavres (on dirait des enfants) qui se font bouffer par des corbeaux. On affronte même « Saddam » en combat de boss (sic!).

– Un des méchants principaux du jeu est Oddjob (Requin fait aussi une apparition).
– Un des équipements est une sorte de bouclier dont Bond se sert pour se protéger des balles tel que s’il était Captain America.

Le monde ne suffit pas & Nightfire – Gameboy (Color & Advance)

Je ne vous cacherais pas que pour le bien de mes yeux (mais aussi de mes oreilles) et de ma santé mentale, j’ai sauté le visionnage de ces deux-là. Cela en était trop pour moi. Le monde ne suffit pas est un jeu à la vue du dessus/côté qui à l’air mollasson (quand le Youtubeur a dit quand dans ce jeu les armes à feu étaient à éviter comme la peste et qu’il en était réduit à n’utiliser que le corps à corps, j’ai vite compris où je mettais les pieds). Les levels ont l’air de s’inspirer du film (et des autres versions du jeu) et on remarquera que ce n’est pas non plus chez lui qu’on trouvera un level avec un Q-boat pilotable (non ça n’existe dans aucune version du jeu).

Nightfire a quant à lui garde son côté FPS tout en perdant toutefois l’intégralité de ses niveaux en véhicules. On se rapproche donc plus d’une adaptation de la version PC du jeu (où les niveaux en véhicules avaient été remplacés par des niveaux à pied) avec des graphismes bien moches (bien que peut-être impressionnant pour de la Gameboy Advance) : dégueulis de pixels à vous filer le mal de crane. Une chose d’amusant à noter : c’est qu’il y a des gens font des speedruns de ce jeu.

Et ce framerate : quel enfer !

Quitte ou double – Gameboy Advance

Le jeu ne suis que très légèrement la trame des autres versions consoles, une bonne partie est amputée ou réécrite (cela se traduit notamment par le fait qu’il y a un niveau dans le casino de Yayakov au Caire). En dehors du début de la mission en rappel Égypte, le level design est bien différent.

– Le Porsche Cayenne de Bond est gris (fait amusant : sur d’anciennes images promotionnelles des versions PS2/Xbox/Gameboy le Cayenne était gris aussi, avant de devenir rouge dans le jeu final (enfin, quand il n’est pas invisible)).
– Sur les versions consoles de salon il est dit que Diavolo avait Max Zorin comme mentor. Ce détail n’est pas présent dans la version Gameboy mais toutefois le nom de Max Zorin apparait dans une conversion entre deux gardes (un d’eux disant qu’il travaillait pour Zorin avant de travailler pour Diavolo).
– Un personnage possède le même physique que Rafael Drake, un autre celui de Dominique Paradis (tous deux de Nightfire).

Un recyclage qui ne passe pas inaperçu…

Quantum Of Solace – Nintendo DS

Celui-ci fut pénible à regarder. Ça ressemblait à une de ces vidéos d’ouverture de lootbox : le joueur passe visiblement les 3/4 de son temps à récupérer les loots que ses adversaires morts lâchent au sol (dont des munitions, ce n’est pas automatique, faut appuyer sur une touche qui ouvre un inventaire pour les ramasser). Le level design est différent de celui des versions consoles de salon.

– Le premier niveau est un niveau d’entraînement au QG du MI6. Ce qui est amusant c’est qu’une image promotionnelle de la version console de salon montrait le QG du MI6 qui était censé être un niveau du solo et qui fut annulé (il devait être recyclé en carte multijoueur pour un DLC en bonus de précommande du jeu, j’ignore s’il le fut vraiment, si vous aviez précommandé le jeu dites le nous).

– Un des niveaux se déroule à La Paz, basée sur la séquence où Bond doit échapper à l’équipe d’intervention envoyée pour le capturer durant son rendez-vous avec Leiter.
– Le dernier niveau place le joueur dans la maison de Guy Haines (ce n’est pas une simple cinématique comparée aux versions consoles de salon), inspirée d’une scène coupée du film. L’histoire du film a toutefois été bien changée dans cette version du jeu (on trouve notamment Greene dans ce niveau). Durant le briefing de mission, M précise à son agent « nous avons besoin de Haines en vie, rappelez-vous-en ». On trouve d’autres dialogues intéressants quand White discute avec Haines (dont le seul connu de la scène coupée) :

– White : Peut-être que vous ne comprenez pas la philosophie de Quantum. On n’étreint pas les personnes qui se font remarquer. Ce n’est pas votre faute mais ils savent qui vous êtes.
– M (au micro) : Éliminez White et sauver Haines, Bond.

Après un combat de boss, White parvient à s’enfuir et Bond discute avec Haines :

– Bond : M. Haines je pense qu’il est temps que vous arrêtiez de parler à Quantum et que vous commenciez à me parler.
– Haines : Qui êtes-vous bordel ?
– Bond : Bond. James Bond.

– Cela compense le fait qu’il manque de nombreux niveaux par rapport aux versions consoles de salon.

Bons baisers de Russie – PSP

C’est basiquement le même jeu que sur consoles de salon sauf que tous les niveaux en véhicules (Aston Martin DB5, bateaux et la phase avec l’espèce de 4×4 armé) ont été retirés du jeu (même les sections à pied de ces niveaux n’ont pas été gardées, leurs cinématiques restent toutefois présentes) ; les phases en jet-pack ont quant à elles été conservées. Quelques pans de niveau ont été aussi supprimés, parfois c’est des détails (exemple : le mur écroulé au-dessus duquel on saute au début du premier niveau), parfois c’est beaucoup plus gênant (exemple : l’extérieur enneigé dans l’usine d’Octopus). Le niveau « Station T », les tenues et les ennemis opérateurs radio sont également aux abonnés absents.

Vous l’aurez compris il n’y a rien d’intéressant à noter ce ce jeu : basiquement il ne fait que retirer des choses par rapport à son homologue et les quelques ajouts qu’il fait (barre de vie pour les ennemis, un nouveau gadget, la possibilité d’améliorer les armes en mission (au lieu du menu), une visée manuelle plus libre, un mode « Challenge » ou les quelques maps multi et l’ajout de bots) ne parviennent pas a faire oublier les pertes. Je n’ai pas plus trouvé de vidéo du mode Challenge : de ce que j’ai compris il s’agit de défis (dans les cartes des niveaux solo) comme survivre le plus longtemps face à une horde d’ennemis infinis, remplir un objectif le plus rapidement possible (dont des courses en Q-copter ou jetpack), ça à l’air (vite fait) pas si mal mais ça semble rester anecdotique…

GoldenEye : Au Service du Mal – Nintendo DS

GoldenEye Au Service du Mal suit pour le meilleur et pour le pire l’histoire et le level design de la version consoles de salon. Il y a là une volonté de proposer une adaptation qui a vraiment l’air quasi identique en terme de gameplay et contenu que son grand frère ; volonté qui serait des plus admirables si le jeu d’origine n’était pas en soi pas aussi mauvais qu’il ne l’est. Mais cela ne change pas le fait qu’il est impressionnant de constater que la DS peut délivrer une expérience similaire à celle des autres consoles. On remarquera que deux niveaux sont toutefois totalement passés à la trappe : l’interminable level du barrage Hoover et celui de la base sous-marine « Octopus », ce qui vous économisera ou vous ferra perdre (selon les points de vus) quelques heures. Quelques observations :

– La lunette du fusil d’assaut forme le gunbarell quand on l’utilise…
– James Bond n’apparaît pas dans la première mission à Fort Knox (donc on ne vous accuse pas de sa “mort”).
– Xenia meurt à cause de l’OMEN dans le niveau du casino à Las Vegas (sur la version classique elle meurt dans le niveau du barrage).
– Oddjob est affrontable, c’est le combat de boss final (alors que dans la version classique il meurt dans une simple cinématique dans le niveau du barrage).
– L’ajout de bots en multijoueur.

GoldenEye 2010 – Nintendo DS

GoldenEye 2010 sur Nintendo DS a l’air d’être un jeu sympa. En tout cas il se regarde admirablement bien puisque si ce n’est les graphismes on a l’impression de voir un FPS de console de salon. Certains passages ont même l’air meilleurs sur cette version DS que sur les versions Wii et Reloaded (la note les lecteurs de Jeuxvideo.com est d’ailleurs meilleure sur cette version DS que pour la Reloaded !). Voici les observations à retenir :

– La mission du tank est un compromis intéressant (en vue FPS) entre la version Nintendo 64 et la version 2010 consoles de salon.
– Une arme similaire au AKS-74U (arme assez emblématique du film mais qu’on ne retrouve pas dans ses autres adaptions en jeux) est présente dans ce jeu.
– La présence d’un parachute pour le saut du barrage fait du sens dans cette version.
– Le niveau de la boite de nuit est complètement absent.

Bloodstone – Nintendo DS

Bloodstone se regarde très bien (malgré la qualité vidéo pas top de celles proposées sur YouTube, c’est pour dire !). En dehors du fait que cela ressemble visuellement à une aventure de Bond, une partie du plaisir au visionnage vient du fait que bien que le jeu suit de manière très proche son homologue consoles de salon, il y a un tas de petites différences intéressantes entre ces deux versions qui donnent un intérêt à ce visionnage. En voici quelques-unes :

– Dans le premier niveau on tire pendant qu’on descend en parachute et il n’y a pas la poursuite en Aston Martin DBS (à la place le joueur explose avec un bazooka Greco qui se dirige vers l’acropole au volant d’un camion rempli d’explosif).
– L’Aston Martin DB5 et la dépanneuse ont été remplacés par une DBS (grise).
– Durant le niveau au casino, on peut jouer aux cartes (contre Pomerov, qui physiquement est très différent de la version console de salon, ressemblant ici à un Keaunu Reeves de John Wick). Le résultat n’est pas top mais l’intention y était.
– Un niveau se déroule en Suisse (Genève), il n’a pas vraiment d’équivalent à celui-ci sur la version console de salon.
– Le dernier combat contre Rak prend place dans la soute ouverte d’un Osprey en plein vol.

Clement Feutry

Clement Feutry

Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

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