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60 ans de couvertures de Casino Royale

CJB vous propose un voyage à travers les différentes couvertures de la première aventure de James Bond.

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Il y a 60 ans, les éditions Jonathan Cape publiaient les premiers exemplaires de Casino Royale.

La première couverture, créée par Fleming lui même, présentait la forme d’un 9 de cœur, la carte qui permet à Bond de vaincre Le Chiffre lors de la partie de Baccara du livre. Le titre est sobrement présenté “Casino Royale”, ainsi que la phrase servant de titre à l’un des chapitres ornant le cœur central : a whisper of love, a whisper of hate, se traduisant en français par un soupir d’amour, un murmure de haine. Ce n’était que la première couverture d’une longue série de créations artistiques, qui dans tous les pays du monde allaient prendre des formes différentes selon les éditeurs et selon les époques.

Journaliste au Guardian et fan de James Bond, Mike VanBlaricum propose dans son article du 12 avril un voyage à travers les différentes couvertures de la première aventure de James Bond.

1954 : un an après la publication et le succès britannique du roman, la Macmillan Company est la première édition à publier Casino Royale aux États-Unis. Cette couverture était élaborée par Leo Manso, peintre abstrait adepte du collage. C’est une couverture violente et marquante associant les couleurs du casino (vert et rouge), avec le regard de Bond perçant derrière le 9 de carreau. Pourquoi du carreau et non du cœur comme dans le livre ? Sans doute pour reprendre le concept original de Fleming qui prévoyait des carreaux saignants sur la couverture.

C’est en avril 1955, que les éditions Pan Books au Royaume Uni sortent la première version poche du roman. La couverture de Roger Hill est sans doute la première représentation artistique de James Bond sur un livre. L’image est basée sur l’acteur américain Richard Conte, qui apparait notamment avec James Stewart et Lee J Cobb dans le film noir de 1948 “Call Nortside 777”, puis dans “Ocean’s Eleven” en 1960 et “Le Parrain” en 1972.

La même année, les éditions suédoises Bonniers étaient les premières à acquérir les droits de publication internationaux des trois premiers romans. Inquiété par la faiblesse des ventes à l’étranger, Fleming parle à son ami Eric Ambler, qui lui suggère de se mettre en contact avec l’agent littéraire Peter Janson-Smith. Fleming le rencontrera en septembre 1956, et le même jour, les droits d’exploitations sont vendus aux éditions néerlandaises AW Bruna. Les livres de Bond n’ont depuis jamais cessés d’être imprimés en Hollande. Janson Smith sera par la suite responsable de s’assurer que les livres puissent être lus dans tous les pays de par le monde.

Toujours en 1955, voici une belle illustration du livre reflétant l’époque historique de leur publication. La première édition de poche américaine de Casino Royale, publiée par Popular Library renomme le roman You asked for it / vous l’aurez voulu. C’est une couverture provocatrice pulp typique de celles remplissant habituellement les librairies des États-Unis dans les années 1950. Une des raisons pour ce changement, outre son ton plus direct, était la peur que les lecteurs américains ne soient pas capables de prononcer “Royale”. Il faut aussi noter que cette édition présentera l’agent secret en tant que Jimmy Bond, comme le faisait également la première adaptation pour la télé “Climax!” avec Barry Nelson.

Quelques années plus tard en 1957, les éditions britanniques originales Jonathan Cape en sont à leur 4e ré-impression du roman.  Elles décident également de refaire la couverture, et engagent pour cela l’artiste habituelle et favorite chez Cape : Pat[ricia] Marriott. Elle avait déjà dessiné la couverture des Diamants sont éternels, sorti en 1956, et elle s’occupera de celle de Dr No en 1958. C’est ce design qui sera utilisé par la maison d’édition jusque dans les années 1990.

En 1958, les éditions Pan Books, toujours au Royaume Uni, publient la 3e édition de poche de Casino Royale. Cette fois-ci, la couverture est réalisée par un artiste indépendant des éditions Pan : Sam “Peff” Peffer. “Peff” dessinera toutes les couverture des James Bond imprimés chez Pan Book de 1957 à 1962. Son dessin de Bond prend pour modèle Dick Orme. Cette couverture est intéressante car elle montre à la fois la cicatrice que le héros de Fleming porte sur la joue droite, ainsi que la mèche de cheveux décrite par l’auteur. Ces deux éléments font parti des quelques aspects physiques que le père de James Bond utilise pour décrire l’espion.

L’illustrateur de Pan Books est de retour en 1961 pour la 8e réimpression poche du livre au Royaume Uni.

Pour la première fois, la torture brutale que subit l’agent aux mains de Le Chiffre est illustrée en couverture. Cette illustration est également typique des éditions Pan des années 1950 et du début des années 1960 : couleurs vives, et formes séduisantes liées au style pulp de l’époque. C’est également la première fois que le 007 accompagné du pistolet est présent sur le livre. Ce design est étrangement proche de celui qui sera réutilisé pour les posters des films avec Dr No en 1962.

Et effectivement, au début des années 1960, James Bond devient un phénomène qui frappe de plein fouet les États Unis. Le numéro du magazine Life de mars 1961 rapporte que Bons baisers de Russie figure dans le top 10 des livres favoris du président américain John F Kennedy. Voici qui donnera un coup de pouce important à la popularité des livres de James Bond. En novembre de la même année, les éditions Signet Books commencent à publier une série aux couvertures uniformes, la première étant les Diamants sont éternels avec une couverture rose vif. Cette série était liée à un marketing important, liant James Bond et la Maison Blanche. Même si cette édition jaune américaine n’est pas aussi provocatrice que certaines des précédentes, il s’agit d’une édition que les américains de plus de 50 ans se rappellent avoir lu.

1967 arrive, et avec elle la parodie de Casino Royale. Cette édition réalisée pour la sortie du film produit par Charles K Feldman reprend pour couverture l’affiche psychédélique de Robert McGinnis. Ce style reflète parfaitement les années 1960. McGinnis était également l’artiste ayant réalisé les affiches des films officiels d’Eon Production pour Opération Tonnerre, Vivre et  Laisser Mourir, Les Diamants sont éternels et On ne vit que deux fois. Malgré cette publication synchronisée avec la sortie du film, le livre lui même n’était pas une novellisation du film complètement fou ayant rassemblé David Niven, Woody Allen, Peter Sellers et Ursula Andress, chacun jouant James Bond.

En 2008, les fameuses éditions britanniques Pinguin célèbrent le centenaire de Ian Fleming avec des couvertures qui ne sont pas sans rappeler le design de 1967. Pour l’occasion, toutes les aventures de l’agent secret sont republiées, et illustrées par l’anglais de naissance vivant à San Francisco : Kevin Gillette. Son style est très inspiré du style psychédélique des années 1960. Son portrait violet de Vesper Lynd, avec le titre et le nom de l’auteur épousant les formes du dos de la demoiselle évoquent les couvertures du style Signet et Pan Books pour la sortie du Casino Royale de 1967. Cette édition a été limitée à 4 000 copies.

Cependant, cette rétrospective par l’auteur du Guardian n’est pas exhaustive, Casino Royale ayant inspiré bien d’autres couvertures. Nous comptons bien y revenir bientôt, en complétant ce panorama artistique !

Source : The Guardian

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