James Bond et Star Wars

Il n’y a pas si longtemps, dans une galaxie très très proche (la nôtre), les fans de Bond ne parlaient que d’une chose : Spectre, Spectre, Spectre. Et puis est arrivé Star Wars, Le réveil de la force, qui a pris d’assaut toutes les discussions avec une ferveur collective des fans bien aidée par le marketing.

Aujourd’hui, délaissons 5 minutes nos capes de Jedi et nos sabres lasers pour reprendre notre smoking et notre Walther PPK, et jetons un coup d’œil aux liens entre la franchise 007 et celle de Georges Lucas !

Daniel Craig en stormtrooper : un nouvel espoir ?

La question que beaucoup de fans se sont posée : rumeur ou certitude ? L’excellent acteur Simon Pegg avait laissé entendre sur le ton de la plaisanterie que Daniel -007- Craig avait fait un caméo pour le nouvel épisode. Il faut dire que l’anglais Mr. Pegg, fan ultime de Star Wars était lui aussi soupçonné de participer en secret au film (ce qui a effectivement été le cas).

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Pour Daniel Craig, la suspicion était légitime, Star Wars partageant les studios Pinewood en Angleterre avec Spectre. Rien d’étonnant à ce que l’agent secret de sa majesté soit passé faire un passage incognito sur le tournage voisin. En pleine promotion de Spectre, il avait catégoriquement nié : “Pourquoi je me compliquerai la vie à faire le figurant dans un autre film?”.

Réponse : pour le plaisir ? Il n’y a rien qui ressemble plus à un stormtrooper qu’un autre stormtrooper. Bien habile sera celui qui reconnaitra le blond espion derrière le casque. Mais Bond est bien de retour :

Rien Que Pour Vos Yeux Afficher

Destination Pinewood

Non, il ne s’agit pas d’une planète voisine de Dagobah, mais du plus gros studio d’Europe qui a accueilli le tournage des James Bond depuis Dr. No. Pour le Réveil de la Force, la production est venu s’installer au Royaume Uni pour profiter de ces infrastructures et du savoir faire britannique.

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La visite fantôme de Roger Moore

rogerAlors que le tournage du Réveil de la Force venait juste de commencer, l’acteur 7 fois James Bond a rendu visite à son ami le réalisateur Jeffrey Abrams qui réalise le dernier épisode, sur le plateau des studios Pinewood. Une visite “dans le plus grand secret”, raconte-t-il à la radio :

Le jour où je suis passé, ils filmaient une scène avec beaucoup de neige et des montagnes. mais je suis tenu de garder le secret.

Il n’en faudra pas plus pour faire monter l’excitation des fans à des sommets coruscendien, puisque beaucoup y voient un retour sur la planète Hoth de l’Empire Contre Attaque.

Bien joué Roger !

Moonraker : l’attaque du Clone

Est-ce que l’on a besoin d’en dire plus ? En 1977, le premier épisode de Star Wars débarque sur les écrans et fracasse le box office. La production des James Bond repousse à plus tard Rien que pour vos yeux qui était prévu après l’Espion qui m’aimait (sorti la même année), et regarde dans son catalogue de film ce qui fait penser le plus à la conquête spatiale. Bingo! Moonraker, le troisième roman de Fleming n’a pas encore été adapté ! On gardera le nom du méchant, on transformera le missile de Drax en navette spatiale détournée, et on n’aura qu’à dérouler un James Bond classique avant de l’envoyer dans l’espace avec quelques pistolets laser.

moonraker

Une idée à la con ? Pas tant que ça. A sa sortie, Moonraker fracasse le box office, dépasse la plupart des James Bond pour se hisser au niveau d’Opération Tonnerre (qui a détenu le record d’entrées jusqu’à Skyfall). Et sur le contenu me direz vous ? Bond pouvait-il vraiment faire face à Star Wars ?

La réponse est oui ! Si Bond et l’espace semblent toujours incompatibles, il faut compter sur Ken Adam aux décors, qui propose une base spatiale magnifique, John Barry, qui offre une bande son planante, accompagnée de la voix de Shirley Bassey, le savoir faire des studios français pour des séquences en apesanteur de toute beauté, et une course poursuite en navette après des globes empoisonnés lancés sur la terre, qui n’a pas à rougir face aux épopées spatiales de Star Wars. Kitch ? indéniablement. Mais du beau kitch ! Et réalisé avec force de maquettes et de prise de vue réelles.

Irvin Kershner contre attaque

C’est lui le réalisateur du deuxième Star Wars, L’Empire Contre attaque, celui préféré des fans. C’est lui qui nous a révélé l’arbre généalogique problématique du jeune Luc Skywalker et a réussi une des meilleures suites du cinéma.

Après ce succès (et l’évincement du réalisateur par George Lucas qui le remplace par un metteur en scène plus contrôlable), quel pouvait être le prochain défi du réalisateur ? Concurrencer James Bond ? Bonne idée. Voila donc Irvin Kershner appelé par Kevin McClory pour faire jouer Sean Connery dans Jamais plus jamais, concurrent direct d’Octopussy, lui même concurrent du Retour du Jedi, en 1983.

Irvin Kershner chevauchant son Tauntaun à conquête de 007

Le retour de Max Von Sydow

Puisque l’on parle de Jamais plus jamais, rappelons nous le nouveau visage de Blofeld dans cet épisode. L’acteur suédois Max Von Sydow s’approprie totalement le rôle de l’homme au chat, pour une trop courte présence à l’écran. Pour le réveil de la force, le voici de retour pour le petit rôle de Lor San Tekka. Prochaine destination ? La série Game of Thrones, où il retrouvera un ancien de Star Wars.

Le coté obscur de Julian Glover

C’est un acteur britannique qui s’est arrangé pour être présent dans toutes les grandes sagas, et principalement dans des rôles de méchant : Indiana Jones, James Bond, Game Of Thrones, Star Wars, Harry Potter., Doctor Who..

Dans l’épisode 5, vous pourrez le voir dans le rôle du Général Veers à la conquête de Hoth en 1980. L’année suivante, il se laisse pousser le bouc pour devenir le méchant de Rien que pour vos Yeux, Kristatos.

Pré-génériques et étoiles noires

Qu’ont en commun Star Wars et James Bond, en plus des acteurs qui ont visité le plateau ? Sans doute les codes bien établis. Impossible d’imaginer un Bond sans Gunbarrel au début, ou un Star Wars sans le fameux générique spatial.

satellite

Au fil des années, l’Empire s’est toujours acharné à construire des étoiles noires pouvant pulvériser une planète depuis le ciel. Cela veut-il dire que les méchants bondiens ont également du coté obscur ? De Blofeld dans les Diamants sont éternels, à Gustave Graves dans Meurs un autre jour, en passant par Trevelyan dans Goldeneye, les ennemis de Bond semblent adorer les satellites pouvant semer la destruction sur terre.

Spectre plus fort que la Force

Vous ne rêvez pas : Malgré la vague de fans costumés qui ont pris d’assaut les salles françaises le 16 décembre, c’est SPECTRE qui a détenu le record du meilleur démarrage pour 2015.

Il faut dire que Bond a un peu triché : bénéficiant d’une sortie un jour ferié, la première journée de box office a aussi compter les avant-premières qui ont fait salle comble la veille de la sortie le 10 décembre.

Derrière la magie de l’écran

Derrière les James Bond et les Star Wars, il y a aussi une lignée de techniciens qui font rêver les spectateurs avec leur art de l’illusion. C’est ainsi que nous avons beaucoup de ces gens talentueux qui ont prêter main forte aux deux sagas : John Stears pour commencer, qui a été responsable des effets spéciaux sur les premiers James Bond, avant de troquer le laser de Goldfinger pour des sabres lasers plus maniables en 1977. Il obtiendra d’ailleurs un oscar pour Un nouvel Espoir, mais qui ne sera pas le premier puisqu’il aura déjà été récompensé par l’oscar des effets spéciaux pour Opération Tonnerre (les scènes sous marines et les explosions, c’est lui !).

Marchant dans ses pas, c’est aujourd’hui Chris Corbould, le superviseur des effets spéciaux des James Bond depuis Goldeneye (et avant cela dans le département effets spéciaux depuis Dangereusement Votre), qui fait son entrée dans l’univers Star Wars. Un ajout de taille, vu la spécialité de Chris pour les effets spéciaux se fondant dans les prises de vue réelles, privilégiées par ce dernier Star Wars.

Nous avons aussi Alan Hume, directeur de la photographie de Rien que pour vos yeux à Dangereusement Votre. C’est à lui que l’on doit l’éclairage du Retour du Jedi et la douce ambiance de l’antre de Jabbah the Huth. Un film dont il s’occupa la même année que Octopussy, également éclairé par ses soins.

Du coté des assistants réalisateurs, il faut aussi penser à Anthony Waye qui a travaillé sur les Star Wars : une bonne école qui lui a permis de devenir assistant producteur sur Goldeneye, Demain ne meurt jamais et le monde ne suffit pas, et devenir finalement producteur exécutif de Meurs un autre jour à Quantum of Solace.

Enfin, n’oublions pas tous les cascadeurs qui ont travaillé sur les deux franchises à l’instar de Paul Weston.

La Revanche du Sith

Est-ce que nous n’oublions personne ? On ne pouvait terminer cette rétrospective Star Wars sans mettre à l’honneur Sir Christopher Lee. Après avoir menacé Bond en duel dans l’Homme au pistolet d’or, il était de retour pour un Sith mémorable, plus charismatique que Dark Vador et Darth Maul : le Comte Dooku qui en fera voir de toutes les couleurs à Anakin, Yoda et Obi-Wan.

dooku

Et pour finir…

Les combats avec des sabres laser sont souvent plus épiques qu’avec des épées normales.

Source : Le Figaro, Première, HMSS Weblog

Ytterbium

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