Rupture et continuité

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Dans l’histoire des James Bond films, il y a eu à plusieurs moments des changements d’orientation dans la manière de filmer, dans l’atmosphère des films, sur le caractère de James Bond, sur le type d’aventures qui lui arrivent, bref, sur tout l’univers de James Bond qui gravite autour du personnage. À chaque fois, ce changement de direction répondait à une faiblesse du film précédent. Soit il n’avait pas cartonné, soit l’acteur incarnant James Bond ne revenait plus, soit les attentes du public se modifiaient, ou alors pire encore, on arrivait dans des impasses scénaristiques…

À chacun de ces moments clés, parfois après s’être dangereusement obstinés, les scénaristes ont essayé de trouver de nouvelles voies dans la série, afin de la moderniser, de faire évoluer ou de rénover les films, et surtout le personnage. N’allez pas croire que ce n’est que lorsqu’un acteur nouvel acteur arrivait que la saga changeait de direction. Sur la période Roger Moore (qui a duré pendant ses 7 films) on peut compter au moins 2 changements d’orientation.

chart2.1219413964.jpgSur le graphique ci-dessus (qui ressemble plus à une guirlande de Noël), j’ai essayé de représenter le niveau de qualité des films, et de pointer les moments où (selon moi), la série a opéré une rupture. Les notes (sur 10) que j’ai attribuées à chaque film sont totalement arbitraires et reflètent ce que j’en pense. Mais c’est aussi une façon de montrer, que pour moi, ces ruptures ont (généralement) été positives pour les films.

C’est aussi une manière personnelle de prendre position par rapport à Casino Royale qui est sans conteste la rupture la plus importante dans la direction de la franchise. Mais si énormément de personnes râlent sur ce film (que j’adore et présenterai ultérieurement). Elles peuvent donc voir que ce n’est pas la première fois qu’il y a un changement dans la saga, et qu’il ne faut pas râler sitôt qu’il y a une modification. Après tout, si le personnage de James Bond n’avait pas été ré-orienté plusieurs fois dans tous les sens, la saga la plus longue de l’histoire du cinéma n’aurait probablement pas duré plus de 5 films.

james bondD’autre part, ce qui rend ces changements intéressants, c’est que pour garder le qualificatif de James Bond au film, il faut tout de même conserver des éléments principaux. Ce sont ces éléments qui fidélisent le public, et caractérisent avant tout l’univers de 007. C’est la continuité. Lors de ces changements d’orientation, rupture et continuité ne s’opposent pas, mais sont deux composantes du changement. Et oui, à mon avis, la continuité est une forme de changement (puisque chaque film est différent).

Il y a pour moi environ huit changements d’orientation dans la série qui sont :

  1. Entre On ne vit que deux fois et Au service secret de sa majesté ;
  2. Entre Au service secret de sa majesté et Les Diamants sont éternels ;
  3. Le film Vivre et laisser mourir ;
  4. Entre L’homme au pistolet d’or et L’espion qui m’aimait ;
  5. Entre Moonraker et Rien que pour vos yeux ;
  6. Le film Tuer n’est pas jouer ;
  7. Le film Goldeneye ;
  8. Entre Meurs un autre jour et (bien entendu) Casino Royale.

Je compte donc faire un article sur chacun de ces changements, ou inclure mon analyse de ces changements avec mes critiques de films.

Des Jamesbonderies... entre autres

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Avant de devenir webmaster du site, Yvain / Ytterbium faisait vivre son blog "Des Jamesbonderies... entre autres". Un monde de chronique et de dossiers plus ou moins pertinents aujourd'hui disponibles sur CJB !

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