« Comment écrire un thriller », par Ian Fleming

« Comment écrire un thriller », par Ian Fleming

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Il y a 52 ans, Ian Fleming succombait d’une crise cardiaque. Malheureusement pour lui, l’auteur n’a pas eu l’occasion de voir son personnage littéraire conquérir le Monde avec Goldfinger et la Bondmania qu’il a provoqué. En hommage au créateur de James Bond, on vous propose une traduction française de How To Write A Thriller (la version non abrégée) par Didier Pénissard :

Comment écrire un thriller

L’art d’écrire des thrillers sophistiqués est presque mort. Les auteurs semblent avoir honte d’inventer des héros qui sont blancs, des méchants qui sont noirs, et des héroïnes qui sont une délicate nuance de rose.

Je ne suis pas un homme jeune, ou même d’âge moyen. Mes livres ne sont pas « engagés ». Je n’ai pas de message pour l’humanité souffrante et, bien que j’ai été malmené à l’école et perdu ma virginité de la manière dont beaucoup d’entre nous le faisait dans les vieux jours, je n’ai jamais été tenté d’imposer ces d’expériences personnelles déchirantes au public. Mes opuscules ne visent pas à changer les gens ou quelque chose. Ils sont écrits pour des hétérosexuels à sang chaud qui les liront dans les trains, les avions ou dans leurs lits.

J’ai un charmant parent qui est un jeune littérateur de renom. Il est affolé par le fait qu’il y ait plus de gens qui lisent mes livres que les siens. Il n’y a pas longtemps nous avons eu quelques mots semi-amicaux sur le sujet, et j’ai essayé de refroidir son ego bouillant en disant que son but artistique était de loin, beaucoup plus élevé que le mien. La cible de ses livres était la tête et, dans une certaine mesure, le cœur. La cible de mes livres, je l’ai dit, se trouve quelque part entre le plexus solaire et la cuisse. Ces remarques autodépréciatives n’ont rien fait pour l’adoucir et enfin, avec une certaine impatience, et peut-être quelque chose d’une lueur ironique dans mon œil, je lui ai demandé quel métier est indiqué sur son passeport.

« Je parie que vous vous décrivez comme un auteur », lui ai-je dit. Il a approuvé, avec une nuance de regret, peut-être parce qu’il flairait le sarcasme arrivé. « Justement », ai-je dit. « Eh bien, je me décris comme un écrivain. Il y a des auteurs et des artistes, puis à nouveau il y a des écrivains et des peintres ».

Ce point plutôt méchant, qui l’a forcé, principalement à contrecoeur, dans les rangs de l’Establishment, tout en me donnant moi-même le halo d’un simple artisan du peuple, a fait que le jeune homme fut plus en colère que jamais et je ne le vois plus aussi souvent qu’avant. Mais le point que je veux soulever, est que si vous choisissez de devenir écrivain professionnel, il vous faut décider, dans les grandes lignes, si vous voulez écrire pour la gloire, pour le plaisir ou pour l’argent. Personnellement, sans aucune honte, j’écris pour le plaisir et pour l’argent.

Je pense également que, si les thrillers ne sont pas de la littérature avec un grand L, il est néanmoins possible d’écrire ce qui, pour moi, se définit le mieux comme étant des « thrillers destinés à être lus comme de la littérature ». Les auteurs de ce genre d’ouvrages sont, entre autres, Edgar Allan Poe, Dashiell Hammett, Raymond Chandler, Eric Ambler et Graham Greene, et j’estime qu’il n’y a rien de honteux à poursuivre dans la voie qu’ils ont tracée.

Bien. Nous avons donc décidé d’écrire pour l’argent, sans renoncer pour autant à viser un certain niveau de qualité littéraire, à savoir une prose sans maniérisme, une grammaire courante et une certaine intégrité dans la narration.

Mais ces éléments ne feront pas à eux seuls un best-seller. Pour cela, il n’y a qu’une seule recette, et elle est très simple. Si vous repensez aux best-sellers que vous avez pu lire, vous vous apercevrez qu’ils ont tous une qualité en commun : vous vous sentez tout simplement obligé de tourner la page.

Rien ne doit pouvoir se mettre en travers de cette dynamique essentielle du thriller. Impossible de s’étendre sur de trop longs passages descriptifs. Les noms, les relations, les voyages et les sites géographiques ne doivent pas être compliqués, afin de ne pas perdre ou exaspérer le lecteur. Il ne doit jamais être amené à se demander :
« Où suis-je ? »
« Qui est ce personnage ? »
« Mais qu’est-ce qu’ils font tous, bon sang ? »

Par-dessus tout, il ne doit jamais y avoir de ces récapitulations enrageantes, où le héros divague sur son sort malheureux, passe mentalement en revue une liste de suspects ou pense à ce qu’il aurait pu faire ou à ce qu’il va entreprendre. Bien sûr, vous pouvez planter le décor ou décrire les mensurations de l’héroïne aussi amoureusement que vous le souhaitez, mais, dans le même temps, chaque mot doit parler au lecteur, l’intéresser et le séduire avant que l’action ne se précipite.

Je reconnais qu’il m’arrive fréquemment de pécher gravement dans ce domaine. La poésie des choses et des lieux me passionne, et le rythme de mes histoires en souffre parfois, quand je prends le lecteur à la gorge pour le gaver de copieuses rasades de ce qui selon moi devrait l’intéresser, tout en le secouant violemment et en lui braillant : « Tu vas aimer ça, bon Dieu ! ». Mais c’est un triste travers, et je dois avouer que, dans l’un de mes livres, Goldfinger, j’ai consacré 3 chapitres entiers à une seule partie de golf.

Bon. Après avoir développé un style soigné et trouvé le rythme vital de la narration, qu’allons-nous pouvoir mettre dans ce livre ? En peu de mots, les ingrédients se composeront de tout ce qui titillera l’un ou l’autre des sens humains – absolument tout.

Dans ce secteur, ma contribution à l’art de l’écriture du thriller aura consisté à essayer de stimuler intégralement le lecteur jusqu’à ses papilles gustatives. Ainsi, je n’ai jamais compris pourquoi dans les livres les gens sont obligés de prendre des repas aussi hâtivement et avec une telle indifférence. Les héros anglais, apparemment, vivent de tasses de thé et de verres de bière. Et, quand ils font un vrai repas, il n’y a pas moyen de savoir de quoi celui-ci se compose. Personnellement, je n’ai rien d’un gourmet et je déteste la grande cuisine. Ce que je préfère, ce sont les œufs brouillés. Dans le manuscrit d’origine de Vivre et laisser mourir, James Bond en consommait si souvent qu’un membre perspicace du comité de relecture a fait remarquer que cette habitude alimentaire rigide risquait de poser des problèmes à Bond en termes de sécurité. Quiconque souhaitait le prendre en filature n’avait qu’à entrer dans les restaurants et à demander : « Est-ce qu’il y avait ici un client qui mangeait des œufs brouillés ? » pour savoir s’il était ou non sur la bonne piste. Il m’a donc fallu reprendre le livre pour changer les menus de Bond.

Il est certainement plus stimulant pour les sens du lecteur si, au lieu d’écrire « il a fait un repas pressé hors plat du jour – un excellent hachis parmentier et des légumes, suivie d’un trifle fait maison », vous écrivez plutôt : « étant instinctivement méfiant vis-à-vis de tous les plats du jour, il a commandé des œufs frits cuits sur les deux côtés, du pain grillé au beurre et une grande tasse de café noir ». Les points suivants sont à noter : d’abord, nous préférons tous les aliments du petit déjeuner aux sortes de nourritures que l’on mange habituellement au déjeuner et au dîner ; d’autre part, c’est un personnage indépendant qui sait ce qu’il veut et qui l’obtient. Troisièmement, quatre œufs frits sonnent comme le repas d’un vrai homme et dans notre imagination, une grande tasse de café noir se mélange bien avec nos papilles après les riches œufs et toasts beurrés.

Je cherche aussi à parvenir à une sorte d’exotisme policé. Je n’ai relu aucun de mes livres pour voir s’ils soutiennent le feu d’un examen minutieux, mais je pense que vous vous apercevrez que le soleil y brille toujours (de quoi délicatement remonter le moral du lecteur anglais), que la plupart des décors sont en eux-mêmes agréables et transportent le lecteur dans des lieux fascinants partout dans le monde, et que les récits sont toujours suffisamment épicuriens pour contrebalancer la partie plus sinistre des aventures de Bond.

Permettez-moi maintenant de faire une pause et laissez-moi vous assurer que si tout cela a l’air diaboliquement habile, ce n’est qu’en m’efforçant d’analyser le succès de mes livres dans le but de rédiger le présent article que je suis parvenu à ces conclusions. En fait, j’écris simplement sur ce qui me plaît et sur ce qui me stimule.

Tout en reposant sur le réel, mes histoires sont fantastiques. Elles dépassent largement le cadre du probable, mais pas, je pense, celui du possible. Toutefois elles resteraient pourtant coincées dans le gosier du lecteur et le pousseraient à jeter furieusement le livre – car le lecteur déteste avoir l’impression d’être floué – sans la présence de quelques trucs techniques. D’abord, la rapidité de la narration, déjà citée, qui propulse le lecteur bien vite au-delà de l’instant critique où pourrait poindre la moquerie. Ensuite, la référence constante à des noms et à des objets de son quotidien familier, qui le rassurent en lui montrant que l’auteur, comme lui, a toujours les pieds sur terre : un briquet Ronson, une Bentley 4,5 litres avec compresseur Amherst Villiers (notez au passage la solidité de la précision), le Ritz de Londres, le Club 21 de New York, les noms exacts de la flore et de la faune, même les chemises en coton à manches courtes Sea Island de Bond. Tous ces détails sont donc autant de points de repère destinés à rassurer le lecteur lors de son voyage dans une aventure fantastique.

Les gens me demandent souvent : « Comment faites-vous pour penser à tout ça ? Vous devez avoir un esprit extraordinaire (ou extraordinairement vicieux) ! ».

J’ai certainement une imagination des plus vivaces, mais je ne pense pas qu’elle soit particulièrement bizarre. Au cours des 20 premières années de notre vie, nous sommes tous gavés de contes de fées, d’aventures et d’histoires de fantômes, et la seule différence, peut-être, entre vous et moi, c’est que mon imagination me rapporte de l’argent. Il y a trois gros incidents dans mon premier livre, Casino Royale, et ils sont tous basés sur des faits. Je les ai extraits de mes souvenirs de guerre à la Naval Intelligence Division de l’Amirauté, les ait pomponnée, y ait adjoint un héros, un méchant et une héroïne, et le livre est venu.

Le premier était la tentative sur Bond à l’extérieur de l’Hôtel Splendide.

SMERSH avait donné a deux assassins bulgares des appareils photographiques carrés à accrocher sur leurs épaules. L’un était de cuir rouge et l’autre en cuir bleu. SMERSH a dit aux Bulgares que le rouge contenait une bombe très explosive et le bleu un écran de fumée puissant, sous le couvert duquel les deux assassins pourraient s’échapper. L’une devait lancer la bombe rouge et l’autre appuyer sur le bouton du boîtier bleu. Mais les Bulgares ont décidé d’appuyer sur le bouton du boîtier bleu pour s’envelopper dans la fumée avant de lancer la bombe. En fait et bien évidement, le bleu contenait également une bombe assez puissante pour souffler les Bulgares afin de faire disparaître toutes les preuves qui pourraient pointer vers le SMERSH.

Tiré par les cheveux, me direz-vous. En fait, ce fut la méthode utilisée par les Russes pour essayer d’assassiner Von Papen à Ankara au milieu de la guerre. À cette occasion, les assassins étaient également Bulgares et ils ont été soufflés pour rien alors que Von Papen et sa femme, marchant de leur maison vers l’ambassade, ont été seulement légèrement blessés par l’explosion.

Quant à la scène de jeu, elle a grandi dans mon esprit depuis l’incident suivant : moi et mon chef, le directeur de la Naval Intelligence : l’amiral Godfrey – en vêtements civils, nous envolions à Washington en 1941 pour des entretiens secrets avec le bureau américain de la Naval Intelligence avant que l’Amérique ne soit entrée en guerre. Notre hydravion a atterri à Lisbonne pour une nuit, et nos gens du renseignement nous nous ont dit que Lisbonne grouillait d’agents secrets allemands. Le chef de ceux-ci et ses deux assistants jouaient tous les soirs dans un casino d’Estoril. J’ai suggéré au DNI que l’ont devrait jeter un coup d’œil à ces personnes. Nous y sommes allés et il y avait les trois hommes qui jouaient à une table de chemin de fer. Puis j’ai eu l’idée fébrile de m’asseoir, jouer contre ces hommes et les vaincre pour réduire ainsi les fonds du service secret allemand.

C’était un plan téméraire qui nécessitait de la chance. J’avais 50 £ en argent de voyage. J’ai fait un banco et perdu. Je fais un suivi et j’ai perdu à nouveau, fait un troisième suivi et ait été nettoyé. Une expérience humiliante qui a réduit fortement l’estime que me portait mon chef. C’est ce vrai incident qui est le noyau de la grande partie entre James Bond et Le Chiffre.

Enfin, la scène de torture. Ce que j’ai décrit dans Casino Royale était une version très édulcorée de la torture franco-marocaine connue comme passer à la mandoline, et qui a été pratiquée sur plusieurs de nos agents pendant la guerre.

Donc, vous voyez que la ligne entre la réalité et la fantaisie est très étroite. Je pense que je pourrais lier la plupart des incidents centraux de mes livres à des événements réels. Nous arrivons ainsi au dernier et suprême obstacle dans l’écriture d’un thriller : vous devez connaître des choses palpitantes avant de pouvoir écrire à leur sujet. L’imagination seule ne suffit pas, mais les histoires que vous avez entendues d’amis ou lus dans des journaux peuvent être consolidé par une imagination fertile et une certaine quantité de recherche et de documentation sur les incidents qui sonneront également vrai dans la fiction.

Ayant assimilé tous ces conseils, vous allez peut-être avoir maintenant le cœur qui flanche à l’idée de l’effort physique qu’implique l’écriture ne serait-ce que d’un thriller. Vous avez toute ma compréhension, sachez-le. Moi aussi, j’ai la flemme. Je suis même probablement plus flemmard que vous. Rien que de penser aux deux ou trois cents feuilles de papier que je dois noircir de mots plus ou moins bien tournés pour produire un livre de 60.000 mots, j’en ai l’estomac noué.

Dans mon cas, le premier ingrédient incontournable consiste à créer un vide dans ma vie qui ne pourra être comblé que par une forme ou une autre de travail créatif, que se soit écrire, sculpté, composé ou juste construire un bateau. En ce sens, j’aide la chance : je me suis fait construire une petite maison dans le nord de la Jamaïque, en 1946, et j’ai organisé ma vie de façon à pouvoir y passer au moins deux mois en hiver. Pendant les six premières années, j’ai eu largement de quoi m’occuper : il fallait que je visite le pays, que j’établisse des relations avec le personnel, que je découvre les habitants et que j’examine minutieusement le décor sous-marin de mon récif. Mais, au bout de six ans, j’avais épuisé toutes ces possibilités et j’étais sur le point de me marier, perspective qui me terrifiait et provoqua en moi une sorte de bougeotte intellectuelle. Ainsi, un jour, pour occuper mes mains oisives et fabriquer des anticorps à mes angoisses, après 43 ans de célibat, je décidai de m’asseoir, bon sang, et d’écrire un livre.

La thérapie a été un succès. Et alors que j’accomplis encore une certaine quantité d’écriture au milieu de ma vie à Londres, c’est pendant mes visites annuelles à la Jamaïque que tous mes livres sont écrits. Mais, à défaut d’un refuge comme j’en possède, je peux recommander des chambres d’hôtels aussi éloignées de votre « vie » habituelle que possible. Votre anonymat dans ces environnements ternes et votre manque d’amis et de distractions dans l’étrange endroit va créer un vide qui devrait vous forcer à avoir une humeur d’écriture et, si votre poche est peu profonde, dans une ambiance qui vous fera également écrire rapidement et avec application.

La prochaine chose essentielle est de se tenir strictement à une routine. J’écris pendant environ trois heures le matin, d’environ 09h30 à 12h30, et je travaille pendant une autre heure entre six et sept heures du soir. L’ensemble de ces quatre heures de travail par jour est consacré à l’écriture narrative. Je fais tout sur ma machine à écrire, en utilisant six doigts. L’action de frapper est beaucoup moins épuisante que celle d’écrire, et vous vous retrouvez avec un manuscrit plus ou moins propre. À la fin de cela, je me récompense en numérotant les pages et en les rangeant dans un dossier. Je ne corrige rien et je ne reviens jamais sur ce que j’ai écrit, sauf au pied de la dernière page pour voir où je dois aller. Si vous regardez en arrière, vous êtes perdu. Comment avez-vous pu écrire ce radotage ? Comment avez-vous pu utiliser « terrible » six fois sur une page ? Et ainsi de suite.

Si vous interrompez l’écriture du récit rapide avec trop d’introspection et d’autocritique, vous serez chanceux si vous écrivez 500 mots par jour et vous serez dégoûté de ceux que vous avez. En suivant ma formule, vous écrivez 2.000 mots par jour et vous n’êtes pas dégoûté d’eux jusqu’à ce que le livre soit fini, ce qui demandera environ six semaines. Je ne prends même pas de pause pour choisir le bon mot, vérifier l’orthographe ou un fait. Tout cela peut être fait lorsque votre livre est terminé. Quand mon livre l’est, je passe environ une semaine dessus à corriger les erreurs les plus flagrantes et réécrire des passages.

Je le tape alors correctement avec des titres de chapitre et tout le reste des garnitures. Je jette un œil dessus à nouveau, retape les pires pages et l’envoie à mon éditeur. Ils ont des yeux vifs à Jonathan Cape et, à part de faire des commentaires sur le livre dans son ensemble, ils font des suggestions détaillées que j’applique ou non. Puis le manuscrit final va à l’imprimante […] et vous pouvez relire avec un regard neuf. Ensuite, le livre est publié et vous commencez à recevoir des lettres de gens qui vous disent que Vent Vert est fait par Balmain et non par Dior, que l’Orient Express a des vacuum et non des freins hydrauliques, et que vous devez manger de la sauce mousseline et non béarnaise avec des asperges. De telles erreurs sont vraiment la faute de personne, sauf de l’auteur, et elles le font furieusement rougir quand il les voit dans la presse. Mais la majorité du public n’est pas dérangé par cela, pire, ne le remarque même pas, et c’est une fouille à la vanité de l’auteur de réaliser la rapidité avec laquelle l’œil du lecteur saute à travers les mots qu’il lui a pris tant de mois à essayer de mettre dans le bon ordre. Mais cque sont, après tous ces travaux, les récompenses pour avoir écrit un livre, et plus particulièrement dans mon cas, des thrillers ? Tout d’abord, elles sont d’ordre financier. Vous ne faites pas beaucoup d’argent à partir des redevances et des droits de traduction et ainsi de suite ; à moins que vous produisiez a un rythme s’usine et ayez du succès, vous pouvez juste vivre de ces bénéfices, mais si vous vendez les droits de publications périodiques et les droits cinématographiques, vous vous en sortirez très bien.

Par-dessus tout, être un écrivain avec un succès relatif est une bonne vie. Vous ne devez pas travailler tout le temps et transportez votre bureau dans votre tête. Et vous êtes beaucoup plus conscient du monde autour de vous. L’écriture vous rend plus sensible à votre environnement […] même si vous écrivez seulement des thrillers.

Sources : How To Write A Thriller et Developpement-personnel-club.com

About the author

Clément Feutry
Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

1 Comment

  1. Agréable traduction. le Club James Bond avait il y a quelques années déjà, publié une traduction de cet article dans un numéro d’Archives 007 spécial Ian Fleming, traduction assurée par Eric Saussine.

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