[Penny Dreadful] “Poésie Classique Horrifique” selon John Logan

La série Penny Dreadful s’est achevée dimanche dernier, Commander James Bond vous raconte tout ce qu’il faut savoir sur ce final…sans spoiler !

Comme tout bon scénariste en herbe, je crois énormément en la structure et la planification des événements. Si quelque chose est montré, ce quelque chose aura de l’importance par la suite.
Et John Logan est sans nulle doute un excellent mentor. Il est classique, certains pourront dire qu’il est prévisible, mais les choses sont tellement bien amenées et reliées entre elles que ce final de saison est tout à fait convaincant !

Pas d’actions inutiles, on se concentre sur la résolution du fil rouge de cette série ainsi que sur les personnages se rachetant une conduite.
Pour ceux ayant déjà vu ce final, j’ai fais quelques petites prédictions dans mes autres critiques qui se sont vérifiées ! (Oui, je me la pète un peu…)

L’épisode reprend donc toutes les intrigues secondaires, la série n’étant pas encore certaine d’être renouvelée lors du clap de fin, et s’offre le luxe d’ouvrir trois grosses portes pour la saison 2.
Penny Dreadful avait ouvert pas mal d’intrigues en présentant ses personnages et cet épisode 8 referme toutes les portes de façon aussi poétique que classique. Il n’y a guère de réelles surprises dans ce final et je ne pense pas que John Logan ait voulu apporter un twist à sa pièce de théâtre en 8 tableaux. L’histoire suit donc son cours et arrive à son terme en donnant une réponse à chacune des interrogations que l’on aurait pu se poser, aucune frustration en fin d’épisode ou même de réel cliffhanger.

Certains des personnages sont arrivés au bout de leur cheminement narratif, d’autres ne font que commencer leur voyage, d’autres encore ont eu une révélation. Le tout brillamment interprété par tous les comédiens. Et oui, cela vaut aussi pour Josh Hartnett que je n’appréciais pas vraiment au début
Inutile de vous répéter Ô combien Eva Green est fantastique dans cette série ou encore que c’est un plaisir de revoir Timothy Dalton dans un rôle qui lui va comme un gant. Les deux acteurs s’amusent et leur alchimie à l’écran fait des merveilles.

Le reste du casting ne démérite pas, loin de là ! La prestation de Rory Kinnear m’a tout à fait subjugué, la scène au théâtre est poétique à souhait.

Penny 2
© Showtime

Je crois que je pourrais vanter les mérites de cette série pendant des heures, mais j’ai l’impression de vous avoir dit trop de bien de Penny Dreadful. Alors, je vais replacer mon avis dans un contexte.
J’ai toujours été absolument fasciné par l’univers du Londres Victorien : Jack L’éventreur, la naissance des monstres qui peuplent notre imaginaire, l’épais brouillard mystérieux, les histoires de conspiration royales, etc.

John Logan est, comme je l’ai dit plus haut, un auteur qui m’inspire énormément et pour qui j’ai la plus grande admiration. Comme beaucoup, je l’ai “découvert” grâce à Gladiator et Skyfall m’a permis de le redécouvrir et apprécier le côté “théâtral” de ses oeuvres. Il a un certain talent concernant le cheminement narratif de ses personnages.

Ensuite, inévitablement, le casting. Qui peut résister au fait de voir Timothy Dalton monter à bord d’un navire qui a aux commandes un aussi bon dramaturge ? Ajoutez à cela Eva Green, son charme et sa voix envoûtante.
Et il m’était impossible de résister à l’attrait de cette série.

Au final, j’ai eu exactement ce que je venais chercher. Une histoire cohérente, parsemée de poésie et de métaphores. Des personnages principaux partant d’un point A et arrivant à leur point B en vivant de véritables épreuves. Le tout dans une atmosphère et des décors remarquablement bien travaillés.

J’ajouterais les quelques petites références bondiennes glissées, volontairement ou non, tout au long de la série. La plus récente étant un tandem “méchant” faisant furieusement pensé à celui du film “Les Diamants sont éternels”. L’un des deux s’appelant d’ailleurs M. Kidd !

Penny 3
© Showtime

Alors, est-ce que cette série est sans défaut ?
Bien sûr que non ! Mais après avoir suivi cette série au rythme des diffusions, je dois bien avouer que je ressors de ce voyage conquis par la plume de John Logan et l’interprétation du casting.
Il y a évidemment des choses à améliorer, mais les 3 portes qu’ouvre ce huitième épisode me semblent être de très bonne augure pour la saison 2.

Certains seront soulagés de ne plus avoir ces affreuses critiques élogieuses, d’autres (beaucoup plus nombreux) seront inconsolables.
En tous les cas, ce fut un réel plaisir de partager avec vous mon modeste avis.
Je vous retrouve très bientôt sur CJB pour plus de 007 et…mille mercis de nous suivre toujours plus nombreux !

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Gregory Bertrand

Gregory Bertrand

Rédacteur en chef de Commander007.net. Réalisateur de court-métrage et montages en tout genre à ses heures perdues. Il a découvert 007 sous les traits de Timothy Dalton il y a maintenant une dizaine d'années et n'a jamais cessé d'accroître sa collection bondienne depuis. Sa quête ultime s'est récemment achevée avec la découverte du Teaser préventif de "Tuer n'est pas jouer" !

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