Spectre : le script du 17 octobre (partie 1)

Spectre : le script du 17 octobre (partie 1)

Comme vous le savez probablement, des scripts de Spectre se sont retrouvés sur la toile en décembre 2014 suite au piratage de Sony Pictures. Une catastrophe pour certains fans qui cherchaient à éviter les spoilers à tout prix, mais une aubaine pour d’autres qui voulaient tout savoir du film avant sa sortie. Maintenant que le film a heurté les écrans de cinéma français et que vous l’avez vu (et si ce n’est pas le cas, que faites-vous là malheureux ?), que les révélations ne peuvent plus porter préjudice, il est temps de se plonger longuement dedans, et autant vous le dire : « you are crossing over to a place where there is no mercy ». Parole de fans, je vous promets qu’à la fin vous saurez tout ce qu’il y a à savoir sur ces scripts, et que vous serez (presque) tous bien contents que les scénarios aient fuités (même si nous n’encourageons évidemment pas le piratage) au vu des révélations qui vont suivre ! Par ailleurs, c’est aussi une bonne occasion pour comprendre ce que vous n’avez éventuellement pas compris dans le film.

Pour commencer, attaquons nous à un script intitulé « UNTITULED B24 » et daté du 17 octobre 2014. Ce scénario de 142 pages a été écrit par John Logan et a été « révisé » par Neal Purvis et Robert Wade selon l’entête. La structure du film est déjà là, mais vous allez constater bon nombre de changements, avec notamment un troisième acte bien différent de celui du film…

Untituled B24 : 17 octobre

GUNBARELL et le film s’ouvre sur l’orbite d’un crâne et des bruits de tambours ; nous sommes à Mexico (en fin de journée), pendant le « Jour des morts ».

PtT5 (75)

Marco Sciarra, un assassin qui porte ici un costume blanc et un masque noir, se déplace parmi la foule. Il se heurte/bouscule à un homme masqué, accompagné d’une fille elle aussi masquée nommée Estrella ; le « couple » se dirige maintenant vers un hôtel. Une fois dans la chambre, cette dernière retire son masque et demande à l’homme de l’embrasser, celui-ci retire aussi son masque : c’est James Bond !

Estrella : Maintenant tu peux m’embrasser.
Bond : Désolé, je te connais ?
[Ils s’embrassent]
Estrella : Tu aimes notre Jour des morts ?
Bond : D’un charme inattendu, comme toi.

Soudain, 007 ouvre la fenêtre, « où vas-tu », « jeter un œil sur la vue » répond t-il, et le voici qu’il saute sur un toit et se dirige vers un appartement dans lequel Marco parle avec un autre homme. 007 sort son Walther PPK et y fixe une pièce additionnelle d’équipement, un laser microphone. Il écoute la brièvement conversation d’un couple de civils quelconques, puis celle entre les deux hommes dans laquelle il est question de la mort d’un gouverneur lors d’un discours qui devra se tenir dans une heure. Marco dit aussi qu’il rendra visite au « Roi Pâle » (The Pale King) après avoir terminé ce qu’il a à faire ici. Les deux hommes portent un toast « à la mort », Bond est prêt à tuer Marco et son acolyte, cependant un feu d’artifice le fait repérer. En effet, le feu d’artifice a été tiré de la rue et est passé juste à côté de Bond, le bruit a fait que Sciarra s’est retourné vers la fenêtre et a vu Bond. Il y a donc une fusillade et 007 tire volontairement dans une valise que l’on venait de remettre à Marco. BOUM ! Une grosse explosion dévaste tout le bâtiment dans lequel se trouvait les méchants ; soudain ce bâtiment commence à tomber sur celui de Bond avec grand fracas…

Bond parvient cependant à s’en sortir en vie (il n’y a pas le gag du canapé), il sort des débris et aperçoit Marco qui commence à prendre la fuite. 007 le prend en chasse à travers les rues remplies de gens (le bruit de la célébration à couvert celui de l’explosion), Sciarra remet son masque et sort un téléphone ; sur les murs on peut voir plusieurs affiches indiquant que le gouverneur fera un discours au stade Azteca. Soudain, Bond entend PtT5 (112)un hélicoptère dans lequel le méchant embarque, 007 parvient à s’accrocher aux patins et se hisser dedans. Une bagarre s’engage entre les deux hommes à l’intérieur de l’aéronef et Bond lui demande « qui est le Roi Pâle ? » en menaçant de le jeter par-dessus bord puis lui prend la bague qu’il portait au doigt voyant qu’il ne répond pas. Le pilote fait en sorte que l’hélicoptère vole presque à l’envers, les deux hommes s’accrochent mais finalement Marco tombe dans hélice de l’aéronef. 007 se dirige maintenant vers le cockpit et se bat avec le pilote alors que l’hélicoptère qui n’est désormais plus piloté par personne, fait des manœuvres dangereuses. « Tu dois partir », dit Bond avant d’éjecter le pilote de l’hélicoptère et prendre les contrôles. Alors que Bond part avec l’aéronef, son téléphone sonne, c’est Estrella :

Estrella : Alors, comment est la vue, James ?
Bond : À vous couper le souffle.
Estrella : Hé bien j’espère que tu as trouvé ce que tu cherchais…
[Il regarde la bague]
Bond : C’est un début.

La caméra se rapproche de la bague en argent sur laquelle se trouve un symbole représentant une pieuvre…

GÉNÉRIQUE DU DÉBUT : avec une pieuvre qui nous ramène dans le passé : noyade de Vesper, Le Chiffre, Fields couverte de pétrole, Silva et la mort de M… Bond est déchiré, la pieuvre se confond avec lui, les tentacules deviennent les veines de 007, le sang qui cours le long de celles-ci forme l’union jack (drapeau du Royaume-Uni) qui s’enroule autour du bulldog de M. Celui-ci se fracasse pour révéler une enveloppe postale dans laquelle se trouve une photographie de James Bond…

Script B24 1

Petit matin gris à Whitehall. Une seule silhouette se déplace, c’est Bond. Il traverse une large cour circulaire et entre dans l’austère bâtiment du MI6. Alors que Bond arpente un couloir, les personnes deviennent silencieuses. Des analystes murmurent. Bond en prend note. Il remarque aussi des caméras de surveillances fixées sur les murs, tous les six mètres : elles sont nouvelles. Bond passe maintenant entre les bureaux des secrétaires qui se mettent à taper plus vite. Il atteint finalement le bureau de Moneypenny qui porte un dictation hearphone. « Bonjour » lui dit-il. Moneypenny regarde Bond posément, elle continue à taper. Il toque vivement sur la porte de M et entre, Moneypenny jette un coup d’oeil à la porte. M est en colère contre son agent pour ce qu’il a fait au Mexique, surtout qu’il y est allé sans son autorisation (selon M, Bond se reproche aussi la mort du M de Judi Dench). De son bureau, Moneypenny peut entendre, comme « tout le monde », le savon que M passe à 007. Mallory suspend 007 et un autre homme vient les rejoindre dans le bureau, il s’agit de Bruce Denbigh, le chef du MI5, connu aussi sous le nom de « C », et qui est aussi à la tête du Joint Intelligence Committee. M dit à 007 que ce sera tout et de se présenter à Q le lendemain.

[…](On ne mettra qu’en citation les dialogues vraiment différents de ceux du film.)
Bond : Pourquoi toutes ces caméras ?
M : Quoi ?
Bond : Dehors. Dans les couloirs.
M : Est-ce que vous m’écoutez au moins ? Nous sommes au beau milieu du plus grand bouleversement de l’histoire des services secrets britannique…

[…] 
M : Ma prédecesseure vous laissait peut-être voler en solo à chaque fois que vous en aviez foutrement envie, mais PAS MOI. Vous allez faire ce que je vous dis. Travailler quand je vous le dirai. Manger quand je vous le dirai. Chier quand je vous le dirai. Mon jeu. Mes règles.
Bond : Est-ce qu’il vous a effleuré l’esprit que j’avais peut-être des raisons d’être là-bas ?
M : Des raisons, Bond ? J’en ai une liste : arrogance, insolence, manie, paranoïa, à la limite de la psychose. Est-ce que j’ai oublié quelque chose ? Admettez-le, depuis qu’elle est morte, vous êtes un électron libre. Vous ne pouviez pas la sauver, vous vous blâmez.
Bond : Vous savez, si vous avez raison, et que je suis fou, vous devriez probablement y réfléchir à deux fois avant de me laisser seul dans la même pièce que vous.
M : Vous me menacez, 007 ?
[C’est à ce moment que Denbigh arrive].

james_bond_home

Nous retrouvons Bond dans son appartement, de nuit en train de boire un verre de scotch, lorsque quelqu’un sonne à la porte : Miss Moneypenny. Cette dernière vient lui ramener des effets personnels de Skyfall et en profite pour discuter un peu.

Moneypenny : Bordel, pourquoi avez-vous fais cela Bond ?
Bond : Oreilles indiscrètes.
Moneypenny : La moitié du bâtiment pouvait entendre. C’est ce dont tout le monde parle.
Bond : Pour une organisation dévouée aux secrets, il y a beaucoup d’affreux ragots.
Moneypenny : Il y a assurément un tas d’opinions.
Bond : Laissez-moi deviner. Théorie numéro une : il était épuisé, mais ne pouvais pas l’admettre, alors il a explosé la moitié de Mexico pour forcé la main de M.
Moneypenny : Ça c’est la théorie numéro deux. La une est que vous êtes devenu complètement fou. Ce qui est similaire mais tout à fait pas la même chose que la théorie trois qui dit que vous êtes, et avez toujours été assurément fou.
Bond : […] Alors, de quel camp vous êtes ?
Moneypenny : J’ai ma propre théorie.
Bond : Vraiment ? Et qu’est ce que c’est ?
Moneypenny : Vous avez un secret. Quelque chose que vous ne pouvez dire à personne, car vous ne faites confiance à personne.

007 étudie brièvement Moneypenny et prend la télécommande de la télévision pour lui montrer un message enregistré de M (Judi), qu’il a reçu dans une enveloppe neuf mois auparavant :

Ancienne M : Si quelque chose m’arrive 007, j’ai besoin que vous fassiez quelque chose. Trouvez un homme nommé Marco Sciarra. Tuez-le. Et ne manquez pas les funérailles.

Bond demande à Moneypenny de se renseigner sur un nom qu’il a entendu, le Roi Pâle. Elle lui demande pourquoi il a décidé de lui faire confiance et Bond lui répond : « vous voulez que je vous fouille ? ». Elle sourit, mais entend une voix féminine distante dire : « James ? Je me sens seul… Revient dans le lit ». Moneypenny quitte l’appartement de 007 avec le sourire en lui disant que cela prouve au moins qu’il n’est pas fou, Bond lui dit tout de même de ne pas tirer de conclusions hâtives. 007 la regarde s’éloigner dans la rue depuis la fenêtre de l’appartement alors que la fille enroulée dans des draps lui demande qui c’était. « Une amie », répond t-il.

Bond est maintenant en compagnie de Bill Tanner sur un bateau qui parcourt la Tamise pour rendre visite à Q (qui a fait bouger sa « boutique » loin du QG du MI6 car il n’aime pas que le MI5 regarde par-dessus ses épaules). « Comment était Mexico ? », « Délicieux Tanner. Un petit congé tranquille. Vous devriez essayer ». Durant le reste du trajet, on peut voir un immeuble récent décrit comme le « nouveau centre de la sécurité nationale », le « royaume de C », et Tanner dit à Bond que Denbigh pense que la section 00 est obsolète et que des drones pourraient faire tout le sale boulot. Tanner lui précise aussi qu’il y a eu des explosions à Hambourg et Tokyo durant son absence.

Tanner et 007 arrivent finalement à la « Q Branch East » et rencontrent Q (Bond ne tripote pas le matériel). Q insère un traceur dans le bras de 007 (qui indique aussi des statistiques telles que le taux de fatigue, de stress, d’alcool, pression sanguine, etc…), un peu comme dans Casino Royale, demandé par M après ce qui s’est passé au Mexique. Q a une dernière chose à monter à Bond et pour ce faire, ils passent devant un endroit où l’Aston Martin DB5 est notamment reconstruite, puis s’arrêtent devant une DB10. Q lui dit qu’elle lui était destinée, mais qu’elle a été réassignée à 009 en raison de ce qui s’est passé au Mexique. Q donne tout de même à 007 une montre Omega en guise de lot de consolation, « quel est le troisième prix, un lot de couteau à steak ? ». Avant de partir, Bond parvient à obtenir un délai de 24 puis 48 heures auprès de Q avant l’activation du traceur…

James Bond est de nouveau dans son appartement, il y a le bulldog de M (Judi) et il regarde les papiers et photos récupérées à Skyfall : il y en a une de lui avec ses parents prise devant Skyfall lorsqu’il avait 10 ans, une autre où il apparaît (13 ans) avec un autre homme dans les montagnes… 007 regarde à nouveau le message de M (Judi) et l’ont peut voir qu’il est résolu.
Le lendemain, Moneypenny trouve dans son bureau une boite de Bond qui contient un téléphone portable et Q découvre que l’Aston Martin DB10 a disparu (« Oh shit ») ; le voleur a tout de même pris soin de laisser une bouteille de Bollinger sur place…

L’Aston Martin se trouve à Rome et c’est 007 qui est au volant. Il se gare près d’un cimetière, assiste à l’enterrement de Marco Sciarra et va présenter ses condoléances (et « assurances » vie) à la veuve, Lucia, qui est accompagnée de ce qui semble être deux gardes du corps. Après la cérémonie, celle-ci se rend dans sa villa. Les deux « gardes du corps » arrivent aussi à la villa, ils vissent des silencieux à leurs armes et commencent à viser Lucia… mais Bond parvient a les tuer avec qu’ils ne passent à l’action ; l’un des cadavres tombe dans la piscine.

007 s’approche de Lucia mais elle ne le remercie pas, mais lui dit que son geste était vain et que d’autres hommes vont venir la tuer : « tout ce que vous m’avez fait gagner, ce sont cinq minutes ». C’est parfait pour un verre selon Bond et ils rentrent à l’intérieur où elle lui demande s’il a tué son mari, il lui répond que oui, et elle lui dit que les gens avec qui il travaillait veulent probablement la tuer pour qu’elle ne dévoile rien de ce qu’elle sait.

Spectre Tom Ford 2

Ils s’embrassent (avec le « Bond, James Bond »), Lucia lui dit que l’organisation de son mari pourrait « faire passer la mafia pour des enfants » et qu’elle va se réunir au « Palazzo Cardenza » ce soir même pour trouver un remplaçant à Marco. Bond et Lucia font l’amour et, avant de partir, 007 lui dit qu’il a contacté un ami américain, Felix (sans doute Leiter, même si le nom n’est pas prononcé), qui l’aidera (Lucia) à s’en sortir. Elle cherche à le dissuader d’aller au Palazzo Cardenza : « Si vous allez là-bas, vous allez plonger dans l’obscurité. À un endroit où il n’y a pas de pitié. Seulement de la folie et du sang. N’y allez pas James. Restez avec moi ici, s’il vous plait ». Cependant, voyant qu’il ne changera pas d’avis, elle lui donne un masque et un « mot de passe » : Diana.

Il est près de minuit, Bond gare « son » Aston dans la cour du Palazzo Cardenza. Il se trouve qu’il y a huit entrées qui mènent au bâtiment, toutes ayant des noms de dieux romains. Bond choisit de se diriger vers l’entrée nommée Diana et tombe sur homme avec une cicatrice qui lui demande son identité. 007 plaisante en lui répondant qu’il est « Mickey Mouse », traite l’homme de « trou du cul » et montre la bague qu’il porte au doigt ; le garde s’excuse et lui demande où sont les autres. 007 lui répond que la veuve s’est battue et qu’ils sont en train de nettoyer ; le garde le laisse passer.

Bond se trouve maintenant dans un couloir, une cloche sonne et huit portes s’ouvrent en même temps. Plusieurs personnes, portant des masques similaires à celui que Lucia à remis Bond, entrent en groupes dans une sorte de grand hall où il y a une grande table autour de laquelle va se dérouler la réunion.

Script B24 3

007 observe des personnes s’assoir autour de cette table et d’autres rester debout. Soudain, le leader de cette organisation entre. Après avoir observé les hommes et femmes présents dans la pièce, le leader prend la parole (ce sera presque la seule personne qui parlera durant cette réunion) :

Leader : Dans la Rome antique au temps de l’insurrection, l’Empereur avait ordonné à ses généraux de rassembler leurs légions, et les soldats furent divisés en groupes de dix. Ces groupes allaient tirer au sort. Le soldat sur qui cela tombait, indépendamment de sa culpabilité, était déchiré membre par membre par les neuf autres. Ils appelaient cela… décimation. Il y a trois jours, j’ai convoqué les chefs des 20 branches… Les hommes qui ont récemment effectué un si brave travail pour nous à Hambourg, Tokyo et Rio. Je leur ai demandé de contacter leurs cellules et de nous envoyer un représentant pour chacune d’entre elles afin de répondre à la question qui nous arrache le cœur. Ils sont venus. Je les ai écoutés attentivement. Mais personne ne savait pourquoi, il y a cinq jours, notre loyal brave serviteur, Marco Sciarra, fut découpé à Mexico par un assassin invisible. Sciarra, le meilleur de vous tous. Mon faucon. Mon protecteur. La flèche de Dieu. Parti… Une centaine ou plus sont venus, mais aucun d’eux ne savait. Personne ne savait. Je vais vous dire pourquoi ils ne savaient pas. Ils ne le savaient parce qu’ILS NE PRÊTAIENT PAS ATTENTION !

Soudain, le leader jette un seau rempli de plus de 200 globes oculaires en plein milieu de la table !

Le leader continue en expliquant que l’un des jobs de Marco reste à terminer : l’élimination d’un traître, le Roi Pâle. Il demande qui veut terminer ce travail au lac de Mondsee, deux hommes se proposent en enlevant leurs masques, dont un certain Hinx, mais seul l’un d’eux pourra le faire.

Leader : Nous avons deux candidats. Maintenant, nous pourrions diviser l’assemblé en ayes and noes, mais puisque nous sommes ici, réglons cela de la manière qu’ont emprunté Romulus et Remus. [En s’adressant au candidat espagnol] Montrez-moi pourquoi vous devriez succéder au Signor Sciarra.
L’Espagnol : 10 éme dan de karaté, 9 éme Degree Grandmaster de taekwondo, […], expert au pistolet, couteau, et corde à étrangler.
Leader : Et vous, monsieur Hinx ?

Hinx se lève et saisit son rival, lui plante ses doigts (nus) dans les yeux et lui brise la nuque. Cette question étant réglée, le leader demande à son assemblée si elle veut savoir ce qu’il y a de plus drôle dans tout cela :

Leader : Vous voulez savoir ce qu’il y a de plus drôle ? La chose la plus drôle est… que je sais. Je sais qui était le responsable. Avant même que la balle ne frappe, avant que le coup ne soit tiré je savais… Seul l’un d’entre vous comprend vraiment ces mots, seul un peut m’entendre et je lui parle maintenant à lui seul. Bienvenue étranger. Cela faisait longtemps, mais maintenant nous y sommes. Peux-tu m’entendre ? Je peux t’entendre. Je t’entends respirer. Dis-moi, tu apprécies notre petit divertissement… monsieur Bond ? [Chantonne comme s’il était enfant] Je sais que tu es là-haut…

Bond (masqué) à soudain un éclair de génie, il sort son pistolet et vise un autre homme masqué en criant en italien : « Là ! Ne bouge plus ! ». Tout le monde sort son arme et la pointe sur l’homme et Bond profite de la diversion pour sauter à travers une fenêtre. Il atterrit dans la cour et se met rapidement au volant de son Aston Martin DB10 alors que des balles ricochent non loin de lui.

L’Aston se dirige vers la sortie du Palazzo Cardenza alors qu’une « voiture Jaguar de type sportive » conduite par Hinx la prend en chasse, suivit par d’autres méchants en voitures. Cependant, seuls 007 et Hinx parviennent à franchir la grille du Palazzo avant qu’elle ne se referme et une course-poursuite s’engage de nuit dans les rues de la capitale italienne.

Bond regarde quatre boutons du tableau de bord, « Allez Q, donne-moi un indice… » et décide d’appuyer au hasard sur celui où est marqué « Atmosphere ». La musique Spooky de Dusty Springfield se répand dans les haut-parleurs avec un message « Musique activée pour Eric Bryce » (l’identité de 009 ?) et 007 n’arrive pas à l’arrêter.
Bond appuie ensuite le bouton « Backfire » et une petite mitrailleuse sort de l’arrière de l’Aston, mais celle-ci s’avère finalement inutile car il n’y a pas de munitions.

Hinx se rapprochant, Bond fait un demi-tour surprise et prend alors son téléphone pour joindre Moneypenny (qui se trouve dans son lit en compagnie de son « petit ami »), et la musique cesse. 007 lui dit que M (Judi) est effectivement tombée sur quelque chose et lui demande de se renseigner sur le lac de Mondsee et le Roi Pâle.

La Jaguar et l’Aston se collent toujours le train à grande vitesse dans les rues de Rome, Hinx arrive à la hauteur de Bond et lève son arme, 007 freine violemment et tourne à droite, Hinx fait demi-tour. Bond arrive à une jonction en forme de T où des voitures sont garées sur une route plus bas. Il accélère et fait décoller l’Aston qui arrache le toit d’une des voitures. Il est trop tard pour s’arrêter pour Hinx, il suit Bond mais le toit de la voiture que Bond a arraché retombe sur son pare-brise. Pas grave, Hinx est un type badass, il continue la poursuite malgré les craquelures sur son pare-brise.

007 évite maintenant des scooteurs garés sur le coté d’une rue, mais Hinx ne prend pas cette peine, les scooters tombent comme des dominos. Voilà maintenant que la rue de Bond est bloquée par une petite Fiat qui n’avance pas très vite, Bond essaye d’intimider le chauffeur du véhicule mais voyant Hinx approcher, il décide d’accélérer et de pousser ainsi la Fiat. Finalement, les véhicules se rapprochent d’un espace de parking et la Fiat est poussé parfaitement pile dedans, le vieux qui la conduisait est émerveillé (il n’y a pas le coup de l’airbag).

Bond tourne dans une rue et pendant un moment, c’est un pur duel de vitesse. Moneypenny recontacte Bond, elle lui dit qu’elle a fait les recherches, on peut voir une photo de Mr. White sur son ordinateur ; elle en informe Bond (c’est une surprise pour lui, une mauvaise surprise). Alors que les voitures approchent du Vatican, Bond entend le petit copain de Moneypenny et demande qui c’est. Elle lui répond que c’est un ami, « à cette heure de la nuit ? », et elle conclue en disant que cela s’appelle la vie et qu’il devrait essayer.

Les voitures drift(ent) et s’engagent maintenant sur une rue qui longe le Tibre. Bond presse le bouton « Exhaust », un lance-flamme s’active à l’arrière et touche la voiture de Hinx, mais celui-ci ne lâche pas l’affaire pour autant. La poursuite continue et les voitures évitent maintenant quelques obstacles occasionnels, mais il se trouve qu’elles arrivent vers une impasse. 007 appuie sur le bouton « Air » qui active un siège éjectable ! Un compte à rebours de 5 secondes s’active et Bond s’envole dans les airs, son parachute s’ouvre et il atterrit sans dégâts sur un pont alors que l’Aston Martin DB10 finit au fond de l’eau…

Épisode 2 : Le script du 17 octobre (partie 2).
Épisode 3 : Le script du 17 octobre (partie 3).
Épisode 4 : Le script du 1 décembre.
Épisode 5 : Les scripts du 8 octobre et du 9 novembre.
Épisode 6 : Les autres scripts.

About the author

Clément Feutry
Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

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