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Les news d’août 2022

001- Interview des producteurs

Le producteurs Barbara Broccoli et Michael G. Wilson ont accordé au quotidien suisse Le Temps un interview ce mois-ci. Quelques extraits des passages les plus intéressants ci-dessous :

Je suis obligé de vous poser la question: qui va remplacer Daniel Craig…

B.B.: Mais on ne le sait pas. On ne s’est même pas encore posé la question.

Toujours pas ?

B.B.: Non, car on doit d’abord décider ce qu’on veut faire. Vous savez, il ne s’agit pas juste de choisir un acteur qui vient jouer deux semaines et qui repart après son rôle. Quand on caste quelqu’un, c’est pour dix ou vingt ans. Et là maintenant, on doit réinventer James Bond. On doit créer sa prochaine évolution. Ça commence par l’histoire. À quoi on pense ? Est-ce qu’on veut être réaliste ou pas, fun ou pas ? C’est une grande discussion. Il ne s’agit pas juste de regarder dans le bottin de téléphone et de trouver la personne que l’on veut.

L’acteur principal a-t-il un fort impact sur l’évolution du personnage ?

B.B. : Oui, Daniel Craig s’est toujours beaucoup impliqué dans l’écriture, dans le script. Et on a beaucoup aimé cela. Mais les acteurs ne veulent pas tous être impliqués de cette manière. Pierce l’a été autrement, Roger aussi… C’est toujours différent.

Avec les cinq films de Daniel Craig, c’était une saga dans la saga. Ce modèle va-t-il perdurer ?

B.B.: Je ne sais pas. Toutes ces questions que vous posez, nous sommes en train de nous les poser. On ne peut pas encore y répondre car nous entamons seulement ce processus de réflexion.

Comment se passent les relations avec Amazon ? Ils ont racheté MGM en mars, et donc détiennent 50% des droits de «James Bond»…

B.B. : Nous n’avons pas encore commencé les discussions. Personne n’est en place pour faire marcher le studio. Nous verrons bien au fil du temps.

Maintenant qu’Amazon est là, on peut imaginer qu’ils souhaiteront faire des séries TV, par exemple trois saisons de 20 épisodes pour savoir comment Q est devenu Q ?

B.B. : Depuis des années et encore chaque semaine, on nous demande de faire cela et on a toujours dit non. Car cela nous prend assez de temps de faire des films. Nous, on croit aux films « cinématographiques », pas aux films pour la TV. Ce n’est pas ce qu’on veut faire. Vous, préféreriez-vous vendre des hot-dogs au coin de la rue plutôt que d’être journaliste ? Bon, alors. Nous, on ne veut pas faire de téléfilms, c’est tout.

M.G.W.: On fait des films pour le cinéma. Pour la qualité des images et du son, incomparables.

B.B. : Aussi pour l’expérience commune. Être triste ensemble, avoir peur ensemble… C’est dans les cinémas qu’on vit cela ! Sinon, on pourrait aussi arrêter les concerts, les théâtres, etc. […] Pour les films, à part en 2002 où nous avions imaginé un spin-off sur le personnage de Jinx, nous ne souhaitons rien faire d’autre.

Vous avez lancé une sorte d’émission de téléréalité nommée « 007’s Road to a Million » actuellement en tournage sur les lieux des films. Ce projet est-il vraiment « James-Bondesque » ?

B.B. : Non, en effet. C’est un défi pour les gens d’aller chercher des indices à droite et à gauche. Une sorte de chasse au trésor.

EON participe à la production de ce jeu télévisé. Vous devez être très sollicités, comment vous ont-ils convaincus ?

B.B. : Parce que c’est amusant. C’est un projet intelligent. Nous avons reçu des centaines de propositions mais à chaque fois, il fallait être hyper-musclé, sauter d’un immeuble, plonger dans des torrents… et on ne veut pas mettre les gens en danger. Ce n’est pas notre truc. Là, c’est un père et son fils, une femme et son mari, un frère et une sœur qui vivent une aventure ensemble. C’est sympa.

002- Bond au théatre au Japon ?

Comme le rapporte MI6-HQ, une production théâtrale entièrement féminine au Japon du nom de Casino Royale – My Name Is Bond a été annoncée. Prévue pour être jouée au Grand Théâtre Takarazuka en mars et avril 2023 avant de bouger à Tokyo en mai et juin, la pièce sera interprétée par la Takarazuka Revue, une troupe de théâtre entièrement féminine créée en 1913. Écrit et réalisé par Shuichiro Koike, c’est une certaine Suzuho Makaze qui devrait interpréter James Bond (elle jouera le personnage de James Bond en tant qu’homme. Tous les rôles de Takarazuka sont remplis par des femmes, quel que soit le sexe du personnage qu’elles jouent. C’est l’opposé du théâtre Kabuki où tous les rôles sont jouées par des hommes).

Nous sommes en 1968, pendant la guerre froide. À Paris, il y a eu la manifestation de Mai ’68 parmi les étudiants et les travailleurs. Au MI6, l’agent secret James Bond 007 reçoit l’ordre de vaincre un espion soviétique appelé Le Chiffre. Pendant la manifestation de mai, Le Chiffre a perdu des fonds envoyés par l’Alliance de l’Armée rouge qu’il a détournés et cherche donc à faire rapidement fortune au casino. La mission de Bond est d’utiliser ses compétences au jeu pour le vaincre et couper sa source de financement ; pour le capturer vivant et le forcer à divulguer des informations.

Bond se fait passer pour un millionnaire jamaïcain et entre au « Casino Royale » dans un hôtel de Royale-les-Eaux, sur la côte atlantique française. Dans le même temps, les familles endeuillées de la famille Romanov se sont réunies à l’hôtel et se disputent la succession. L’une des descendantes, Delphine, étudiante diplômée de l’Université de la Sorbonne, était l’amante de l’étudiant extrémiste Michel qui a fui de l’Alliance de l’Armée rouge. Le Chiffre, qui a perdu contre Bond au jeu, cible l’héritage de Delphine ; alors que cette dernière entame une relation avec Bond. Situé dans un casino splendide, avec des conspirations et l’ajout de la CIA, d’agents de renseignement français et d’agents soviétiques, les crises se succèdent sur le chemin de Bond…

Cette production non-officielle est rendu possible car au Japon (tout comme au Canada), les romans de Ian Fleming sont tombées dans le domaine publique en 2015 selon les lois du pays et ne sont ainsi plus protégé par les droits d’auteurs local.

003- 25 ans de GoldenEye 007

Que ça valait le coup d’annuler le fan-projet GoldenEye 25 : il n’aurait pas fallu qu’il fasse concurrence à… Rien du tout ! Si une fois de plus les célébrations du jeu culte James Bond ont été ponctuées par un vide intersidéral coté officiel (aucune annonce de remaster), les fans ont bricolé deux trois truc. C’est par exemple le site P-Nintendo qui a traduit en français un récent article de The Guardian qui revient sur le développement du jeu et notamment du nombre d’heures supplémentaires inhumaines qu’ont dus faire les développeurs à l’époque.

Les parents et les frères et sœurs des Stampers cuisinaient à la cantine du personnel, géraient les comptes et travaillaient comme jardiniers. Les employés, cependant, étaient séparés. Les équipes travaillant sur des jeux différents se voyaient attribuer des granges distinctes et n’étaient autorisées à accéder qu’à ce bâtiment, à la cantine et au siège social, leurs mouvements étant surveillés par des caméras de surveillance. L’équipe de GoldenEye, une équipe inexpérimentée dirigée par un directeur débutant sur un projet dont beaucoup pensaient qu’il était voué à l’échec, s’est vue attribuer une grange à l’arrière, « loin des yeux et de l’esprit », comme le dit Hollis. […] « Il n’y avait aucune interaction, aucune culture d’entreprise », se souvient Brett Jones, animateur de GoldenEye. Les membres de l’équipe n’étaient pas autorisés à écouter de la musique pendant leur travail. Selon Hollis, la direction ne s’occupait pas de tout, mais les employés étaient encouragés à travailler de longues heures.

D’autres « feuilles de chou » rendent hommage à GoldenEye avec d’autres articles tels que GQ ou Time Extension. Alyse Knorr publiera un livre sur le jeu : « Il y a déjà eu beaucoup d’écrits sur GoldenEye. Les développeurs, au cours des 25 dernières années, ont donné des interviews sans fin, mais je suis une sorte de complétionniste. […] Et ça me rendait fou qu’il y ait ces petites friandises et des choses intéressantes sur le jeu que vous pouvez trouver dans des articles ou vidéos aléatoires, mais que tout n’était pas ensemble. Je voulais juste tout mettre au même endroit ».

Nicolás Suszczyk du site TheGoldeneyeDossier a aussi annoncé un livre sur les différent jeux aux noms de GoldenEye, avec notamment la participation du scénariste de GoldenEye: Au service du mal.

Le Centre for Computing History accueille quand à lui aujourd’hui un championnat du monde de GoldenEye 007 :

MAJ : remporté par Graslu00

004- Pinewood rend hommage à Sean Connery

Pinewood Studios a annoncé que son prochain studio d’enregistrement sonore serait nommé The Sean Connery Stage.

005- La pire Bond Girl ?

MI6-HQ revient ici sur comment Denise Richard, l’interprète de Christmas Jones dans Le monde ne suffit pas, a vécu la réaction de la presse et des fans à la sortie du film, et notamment les mauvaises réactions.

006- Colonel Sun sera réédité en français

Colonel Sun de Kingsley Amis, le premier roman James Bond de continuation (après toutefois 003½: Les Aventures de James Bond Junior), 1968, sera rééditée en français cette année. Le 13 octobre, aux éditions Le Cherche-Midi, sous le titre James Bond contre le colonel Sun. La traduction française sera la même que celle de l’édition Plon de l’époque, signée France-Marie Watkin.

Cet article sera potentiellement mis à jour dans le mois s’il y a de nouvelles actualités à ajouter.

Clement Feutry

Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

1 commentaire

  • Madame, Monsieur les producteurs suivez le conseil de votre père: toujours revenir aux livres de Ian Fleming.

    Confier le scénario et la réalisation à Christopher Nolan ou Christopher McQuarrie dès qu’il en aura terminé avec Mission Impossible car même si nous apprécions nous ne souhaitons pas spécialement voir un James Bond trop fun.
    L’époque Roger Moore était sympa mais révolue.

    Rebootez la saga genre Goldeneye, Casino Royale ou Skyfall ne paraît pas si compliqué, vous avez l’équipe d’acteurs pour la cellule du MI6 et un bon scénario réussira à faire le lien.

    Le plus difficile est évidemment de trouver l’acteur principal parce que reprendre le rôle après Daniel Craig ne sera chose facile pour personne.

    Madame Monsieur les producteurs même si nous les fans sommes impatients nous comprenons qu’il y a de la lassitude!
    Prenez votre temps pour nous faire un vrai film de cinéma de notre héros que nous irons voir en salle pour notre plus grand bonheur.

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