[Critique] Mission Impossible : Rogue Nation

Mission Impossible : Rogue Nation, un James Bond ludique

Quatre ans après le remarquable, fabuleux, MI4 : Protocole Fantôme, Mission Impossible 5 : Rogue Naton (signifiant “Nation dissidente”) est dans les salles française. Se hissant facilement en haut du Box-Office estival, Ethan Hunt a conquis son public. Réalisé par Christopher McQuarrie (Jack Reacher) et toujours produit par Tom Cruise et J.J Abrams, MI:5 est le nouvel opus d’une saga de 20ans. Voyons voir si la dernière aventure de Tom Cruise tient ses promesses ! “Light the fuse…”

OPEN THE DOOR !

L’histoire commence directement par un grand moment de bravoure : Tom Cruise s’accroche in extremis sur un Avion A400 lors de son envol. Inutile de rappeler que l’acteur réalise ses cascades… Une scène pré-générique qui a pour but d’en mettre plein les yeux à peine le film commencé ! Tiens, c’est exactement ce que fait la saga James Bond depuis plus de 50ans…

Ici la scène expose au spectateur ce qu’on peut appeler le « délire » Mission Impossible… des histoires hautes en couleur, boostées par des scènes d’action totalement hallucinantes, le tout orchestré par un travail d’équipe terriblement efficace. Qu’importe si c’est « possible ou pas » nous sommes au cinéma et on est là pour croire en ce que l’on voit, semble nous murmurer les premières images. Cette scène qui aurait pu se situer à l’apogée du film ou à son ‘Climax’ est en fait une sorte d’apéritif… plus rien ne sera impossible.

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Rogue Nation est un film très efficace, les scènes d’action sont souvent impressionnantes par leur enchaînement. Le meilleur exemple se situe au cœur du film, qui parvient à rythmer une scène d’infiltration, puis combiner deux courses-poursuites, en voiture et moto. Montage millimétré, rythme intense, excitation face à la combinaison parfaite d’humour, d’action et de tension. Techniquement parfait.

Cependant il faut bien reconnaître qu’il souffre de la comparaison avec son précèdent opus. Dans Ghost Protocol, le grand moment du film était toute la séquence à Dubaï où durant plus de 20 minutes, l’équipe Mission Impossible devait faire face à toutes sortes de situations. Car voilà les vrais ennemies de cette saga : les situations. Aucun méchant des deux derniers Mission Impossibles sont marquants, du moins pas autant que « Le Chiffre » ou « Silva » dans la saga Bond. Non les vrais méchants sont les situations impossibles à régler auquel toute l’équipe doit faire face en utilisant les compétences de chacun. Ce travail d’équipe est visuellement jouissif, on à vraiment le sentiment que chaque membre fait partie de l’ensemble ; à l’image des Avengers où chacun joue un rôle dans une scène d’action.

 

TAURUS

Mais l’immense atout de Rogue Nation est de proposer un excellent rôle féminin incarné par Rebecca Ferguson qui pour le coup a tout d’une James Bond Girl… Ilsa Faust, le pilier du film, forte, très physique, intelligente et néanmoins sentimentale. Loin des héroïnes que Hollywood force à masculiniser, devenant de vraies brutes dépourvues de cœur et de fond. Toute l’histoire tourne autour de son personnage, incarnant une véritable voie de secours pour Ethan Hunt.

Elle illumine l’écran dans la scène de l’Opéra, véritable point fort du film qui ne laissera pas indifférent les Bondophiles. On pense bien évidement à Quantum Of Solace, une nouvelle fois sur un opéra de Puccini : Turandot. Certes le poids émotionnel n’est pas le même, mais la mise en scène offre un grand moment d’observation et de sensation…très peu de dialogue, spectacle impeccablement rythmé. L’ombre de Tuer n’est pas jouer n’est pas loin, notamment sur le jeu avec les sniper conclu d’une façon admirable dans un moment de grande tension.

On reprochera un scénario un peu trop rocambolesque qui tient la route dans le feu de l’action, c’est à dire durant la plus grande partie du film, mais qui sur la fin s’offre un créneau de 15min pour relancer son intrigue avec de nombreux coups de théâtre à la clef. D’autant que le spectateur pourra facilement se perdre dans ce trop plein d’explication. Comme si le film se forçait à  une histoire ‘compliquée’ pour être crédible.  On constate également que le schéma narratif reprend plus ou moins les grandes lignes de Protocole fantôme :

  • On retrouve l’agence Mission Impossible désavouée,
  • Hunt prisonnier,
  • Une longue séquence d’infiltration puis d’action en milieu de film,
  • Brandt se dispute avec Hunt car il n’approuve pas le risque pris pour capturer l’ennemi.

Ainsi Mission Impossible : Rogue Nation poursuit l’excellent virage de MI4 : Protocole fantôme, sans toutefois l’égaler. Le style de Brad Bird (le réalisateur du précèdent volet) offrait à la saga une compréhension et un vocabulaire visuel propre à son histoire, permettant de réellement comprendre les enjeux rien que par l’image et le montage. Ici, tout est un peu trop scénarisé par moment et de façon confuse. Bien que de nombreuses scènes soient terriblement efficaces, en fait c’est le mot qui convient parfaitement : Efficace

On vous conseille vivement d’embarquer dans cette mission… ACCOMPLIE !

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2 pensées sur “[Critique] Mission Impossible : Rogue Nation

  • 25 août 2015 à 18 h 49 min
    Permalink

    NUL DE CHEZ NUL
    NE COMPARONS PAS DU CAVIAR BRITISH
    ET UN MAC DO US

    Répondre
  • 31 août 2015 à 10 h 02 min
    Permalink

    J’ai été plutôt emballé par ce film. Même si la trame sur le Syndicat ne m’a que moyennement emballée (la chute est un peu décevante), il y a de très bons éléments comme le rôle de la fille surpasse n’importe quelle Bond Girl, les scènes d’action et la très bonne réalisation.
    Bond a trouvé un adversaire (presque) à sa hauteur pour 2015 !

    Répondre

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