[Les Bonnes Lectures bondiennes] Le Bond spécial Goldfinger

À l’occasion du 50e anniversaire de Goldfinger, ce n’est pas une publicité mais un coup de chapeau digne d’Oddjob qu’on adresse au Club James Bond France et son dernier numéro du Le Bond. Avec un numéro spécial dédié à Goldfinger, le Club arrive à apporter plus qu’un regard nostalgique sur Le Bond, mais un réel voyage sur les traces de Goldfinger.

Les plumes du Club (dont CJB, invité pour l’occasion) apportent chacune un éclairage rafraîchissant sur le film : le tournage, l’histoire, les personnages, le style, les décors, les personnes derrière la caméra et le scénario. Au terme de la lecture de ce numéro, on a l’impression d’avoir lu quelque chose de différent sur Goldfinger et vraiment enthousiasmant.

Et puis ce Le Bond apporte surtout du neuf à ce qu’on connaît déjà depuis 50 ans, avec l’interview de Guy Hamilton qui revient sur sa carrière, et surtout une somme de photos inédites de la collection du réalisateur qui font ressortir de nouveaux aspects du film.

Pour l’occasion, nos confrères du Club partagent avec nous leur sommaire, et leur éditorial écrit par Pierre Fabry, intitulé Golden Years.

sommairelebond

Golden Years

l’édito du Le Bond par Pierre Fabry

L’heure est au « vintage ». Terme politiquement correct pouvant signifier nostalgie, conservatisme voire ringardise, selon les observateurs. Avec délices, cédons toutefois à cette tentation le temps de ce numéro unique et spécial qui déroge à toutes les règles… Comme en son temps ce film de pur divertissement bousculait les codes avec une finesse que seul le recul du temps nous fait mieux percevoir.

Comment résister au délice de (re)découvrir cette « madeleine de Proust » que demeure dans nos mémoires – et dans la mémoire collective -, Goldfinger, ce maître-étalon des 007 du cinéma ?

editoDans cette galerie bondienne, chaque image est pour nous un refuge. Une « mise en abyme », comme l’on dit en littérature. Tout à la fois un déclencheur de souvenirs personnels, d’émotions intimes, et de connaissances encyclopédiques… Chacun a longuement scrutés chaque image, disséqué chaque plan. Ainsi nous sommes nous appropriés, chacun à notre manière, une part du personnage, de son univers. Une part du mythe.

Le père cinématographique de cet opus (et de tant d’autres) : Guy Hamilton est à ce titre un témoin privilégié et rare, « le » témoin. D’autant plus par son âge, vénérable. Dans un français parfait, il a tenu à témoigner et à nous offrir des images inédites issues de sa collection personnelle. Léguant à la postérité des fans bondiens et des Français, ces précieux clichés d’un autre temps. D’un temps révolu du cinéma. Par devoir sans doute autant que par passion.

Chez Guy, qui fut lui-même un authentique soldat de la 2nde guerre mondiale*, au même titre que Ken Adam, autre désormais rare vétéran de l’ère bondienne, résonne le même regard sur un monde où décidément tout va trop vite. Où seuls la distance et l’œil d’hommes qui ont tout vécu avant l’âge de vingt ans leur fait aimer la vie plus que tout. Et nous donne aussi des leçons d’optimisme.

Des hommes toujours mus par la passion, l’insouciance, le sens du devoir, le perfectionnisme, sans lesquels rien de grand ne se bâtit, ni ne dure. D’hommes qui nous confirment qu’ensemble, avec peu, de l’imagination et beaucoup de travail : on peut tout. Changer les destins, inverser le cours de l’Histoire, bâtir des mythes, et les faire vivre encore et encore par nos mots et nos émotions.

Durer et endurer. Goldfinger a survécu à tout, à la critique acerbe, au regard hautain d’une jeunesse « nouvelle vague », au temps qui flétrit la cellulose des pellicules. Et à l’oubli, surtout. Comme ce « D-day ». Sans doute est-ce pour cela que, par-delà la nostalgie, nous refaisons le chemin à l’envers, respectueux et reconnaissants. Une forme de devoir de mémoire en somme…

Pour obtenir le Le Bond : cliquez ici

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