Goldfinger (1964)

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Si Bons Baisers de Russie est pour moi le meilleur film avec Sean Connery, Goldfinger est sans aucun doute le plus culte des James Bond ! Tout les éléments qui constituent l’univers de James Bond sont présents, et introduits de façon à rester dans nos mémoires ! On n’a que l’embarras du choix pour sélectionner les éléments et les scènes cultes. Toutes ces scènes du film accompagnent un Sean Connery au mieux de sa forme ! Il a laissé tomber son chapeau, est beaucoup plus classe et irrésistible que dans les précédents et est aussi élégant en smoking qu’en tenue d’infiltration. À cela s’ajoute une B-O qui accompagne le film de façon magnifique, et des décors super-beaux (Les Alpes suisses, l’intérieur de Fort-Knox, le terrain de golf). Les seuls éléments que je reprocherai à ce Bond sont la longueur de la scène d’invasion de Fort-Knox (même avec la musique qui va bien dessus), et certains éléments qui ont mal vieilli (l’hôtel de Miami, les gangsters américains…).

Ce film fait partie de ceux qui ont permis de propulser Bond au sommet du box-office, et tout ce que je trouve de bien dedans sont en fait les éléments qui restent mémorables dans le film.

  • Les James Bond girls : la cultissime Jill Masterton peinte en or. Avec son bikini lorsqu’elle aide Goldfinger à tricher, ou encore avec le pyjama pour deux partagé avec James, elle est sans doute la plus sexy des Bond girls du film. Les autres sont bien également. Tilly Masterton nous montre que les Bond girls peuvent résister au charme de Bond et être aussi dangereuses que ses ennemis. Pussy Galore enfin, la seule Bond girl qui est en pantalon du début à la fin est une vraie conquête pour Bond qui aura du mal à la subjuguer et se fait dominer plusieurs fois par elle.
  • Les ennemis : Évidemment Goldfinger, avec son accent irrésistible, sa mégalomanie, son monologue pour présenter son plan et son sang-froid (il n’hésite pas à tuer directement ses ennemis où à s’occuper personnellement de Bond), peut-être un des plus charismatiques des ennemis de Bond pour son caractère mémorable. Oddjob complète Goldfinger avec son chapeau tranchant et son invulnérabilité muette. N’oublions pas non plus les hommes de main chinois qui en jettent aussi.
  • Les gadgets : Vous les connaissez aussi bien que moi, le premier GPS de l’histoire du cinéma, les chaussures à double-fond et bien entendu l’Aston Martin, première voiture truquée de Bond avec son siège éjectable et son déchiqueteur de roues.
  • Les scènes d’action : Je devrais plutôt dire les scènes cultes. Que ce soit la filature ou la poursuite en voiture, l’infiltration de Bond dans le prégénérique, la scène du laser, la partie de golf, la voiture broyée dans la décharge et le combat avec Oddjob… Pour citer tous ces moments inoubliables, il faudrait juste lire le scénario.

Il y a enfin toutes les répliques des différents acteurs qui restent gravées dans le livre des citations bondiennes, et notamment :

007 : Espériez-vous que je parlerais ?

Goldfinger : Non Monsieur Bond, j’espère que vous mourrez !

Des Jamesbonderies... entre autres

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Avant de devenir webmaster du site, Yvain / Ytterbium faisait vivre son blog "Des Jamesbonderies... entre autres". Un monde de chronique et de dossiers plus ou moins pertinents aujourd'hui disponibles sur CJB !

Une pensée sur “Goldfinger (1964)

  • 15 juin 2009 à 9 h 35 min
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    Goldfinger est tout simplement LA référence absolue poid lourd vainqueur par KO des james Bond…immortel, intemporel insurpassable…

    Personnellement, je regarde des scénes au moins une fois par mois de ce chef d’oeuvre rien que pour l’ambiance et le ton. Pourtant la trame du traffic d’or n’est pas meilleure que celle d’inonder le marché de Diamant de ” bon baiser de russie” …

    Pourtant entre ces deux chef d’oeuvre , de loin je trouve l’ambiance, et la qualité générale de Goldfinger trés supérieure .
    Là ou ” bon baiser de russie” était une excellente équivalence d’un Hitchcock, Goldfinger arrive à devenir une référence à part entiére qui donnera son lot de scénes références : l’homme de main indestructible ( repris par la suite dans maint films BOnd or not Bond ), le méchant raffiné faisant partie de la haute société et tout ce qui va avec et qui a une vie sociale crédible ( rarement cet aspect a dépassé le cliché sous developpé dans le cinéma d’alors , genre je reste assis toute la journée et je pousse des boutons….), l’utilisation d’une main d’oeuvre pléthorique sous payée et soumise ( vous voyez que le Sarko d’aujourd’hui n’a rien inventé ) , etc .
    Les bases du Bondfilm sont figées dans le marbre à jamais avec ce film :
    Intro prouvant l’excellence de Bond, présentation de la mission dans une ambiance so chic and plutot intime, poursuite plongeant le spectateur sans attendre dans l’action , rencontre d”‘une Bond Girl rebelle, rencontre du méchant ou de son bras droit dans un cadre luxueux ( casino, Golf etc ), échange d’amabilités froides et cyniques, gunfight/combat, capture de Bond, torture de Bond, résolution de l’intrigue depuis la propre base du bad Guy ou aprés s’en être évadé de maniére rocambolesque, Bond s’en sort avec le flegme et la classe qui a fait sa réputation dans tous les agences d’espionnage du monde entier …même ‘’ jamais plus jamais” considéré comme un ” faux Bond” applique ses recettes à la lettre jusqu’au bout .

    C.R reprend consciencieusement d’ailleurs toutes ces recettes inventées lors de Goldfinger ( ce qui à mon avis explique l’incroyable succés et réputation de ce Bond et le demi échec de QoF ) . Et bien qu’il ait vieilli , Goldfinger conserve une chose qui fait encore plus son charme : bien que le ton général ne soit pas crédible réellement, jamais il ne fait parodie . Le ton des Bond de Dalton était excellent mais hélas sans le coté ” paillettes” indispensable à l’ambiance Bondienne, l”époque Moore trés cup of tea comportait pas mal d’ingredients de cette recette MAIS sans la touche de virilité poilue que Sean avait su apporter au personnage, la partie Pierce a par son ” exagération superman” contribué à donner au personnage un coté bande dessinée peu crédible …puis Daniel est arrivé et là ….ben chapeau bas…ça cogne trés sec ( on y croit quand Daniel tape que ça doit piquer les yeux quand meme …tandis que le pére Brosnan doit pas décoiffer un gosse de 3 ans avec ses airs de dandy ), ça sonne bling bling au casino, ça se toise froidement en se jetant des amabilités glacées au visage…..messieurs les producteurs, vous voulez faire des sous à donf et devenir plus riche que riche ? cherchez pas…..prenez le bouquin de recette de herr Goldfinger .Les classiques sont immortels

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