Spectre : le script du 17 octobre (partie 2)

Spectre : le script du 17 octobre (partie 2)

Le spectre du script 2

Cette semaine, CJB s’attaque à d’anciens scripts de Spectre ! Aujourd’hui il y aura notamment des révélations sur Mr White. On vous conseille très fortement de lire les épisodes précédents avant de consulter celui-ci :

Épisode 1 : Le script du 17 octobre (partie 1).

Untitled B24 : 17 octobre

La dernière fois, nous nous étions arrêtés alors que 007 venait de réussir à fuir Hinx grâce au siège éjectable de son Aston Martin DB10, après une poursuite effrénée dans les rues de Rome…

À Tokyo, une réunion se tient entre des personnes de différentes nationalités, M, Tanner et C sont également présents. Les récents attentats sont évoqués et C souhaite que les diverses agences gouvernementales présentes (9 pays) travaillent la main dans la main et partagent leurs renseignements avec les autres. Il parle d’un comité nommé « Nine-Eyes » qui aurait accès à tous les renseignements de ces agences gouvernementales. M est consterné, il n’aime pas ce projet. Pendant ce temps, Tanner lit sur son ordinateur dans le journal Il Tempo : « La veuve de la victime à la bombe Marco Sciarra a disparu, deux gardes du corps ont été retrouvés mort dans la villa ».

C : La peur nous a isolés. Nous avons les ressources et qu’en faisons-nous ? On se hack nos téléphones, on utilise la surveillance par ordinateur contre nos alliées, on collecte des renseignements sur nos amis. Maintenant il est temps de partager ce que nous savons et de se lever tous ensemble. Je le dis à nouveau, un comité Nine-Eyes aurait accès à tous les renseignements combinés de nos pays membres. Plus de données, plus d’analyses. Les services de sécurité du monde, unis. Messieurs, seuls nous sommes faibles ; ensemble, nous avons une puissance mondiale.

Bond est dans un Range Rover foncé, il s’arrête près du lac de Mondsee (Autriche). Il prend un bateau à moteur pour se rendre à un chalet qui se situe à l’autre bout de l’étendue d’eau. Il sort son arme, une caméra de sécurité l’observe, entre dans le chalet, mais l’endroit semble désert et bordélique. 007 trouve cependant une panic room, parvient à l’ouvrir et voit Mr. White dans une chaise. Celui-ci est visiblement mal en point (barbu, ébouriffé, vieux) et est entouré de détritus et d’écrans qui montrent les récents attentats.

Ils bougent dans le salon où se trouve un jeu d’échecs, il y a les dialogues du film, 007 lui montre la bague et lui demande qui essaye de le tuer, celui-ci lui dit que le leader est un homme terrible et lui raconte une histoire :

White : Il y a des choses qu’un homme craint plus que la mort. Si vous le connaissiez, de quoi il est capable…
Bond : Alors, de quoi est-il capable ?
White : Il y avait une unité « scélérate » de la Légion Étrangère, dans le désert. Un des soldats était petit, faible, le plus faible d’entre eux. Nous vivotions en faisant des raids sur des trafiquants, travaillant pour nous-mêmes. Jusqu’à ce qu’une tempête de sable nous touche. Ils nous ont laissés pour morts. Dix hommes, pas de ration… Pendant la nuit, le petit faible a tranché huit gorges ; ils sont devenus nos rations. Vous voulez savoir pourquoi il ne m’a pas tranché la gorge ? Parce qu’il avait besoin de quelqu’un pour porter la nourriture. Et quand la tempête fut finie, il nous a fait sortir en se fiant aux étoiles… De quoi est-il capable ? REGARDEZ AUTOUR DE VOUS, monsieur Bond [il y a une télé qui joue les attentats]. Il est partout. Partout et invisible. Comme la douleur. Toujours un coup d’avance. Comment savez-vous qu’il ne vous regarde pas en ce moment ? C’est suffisant pour faire de vous, quel est le mot… un paranoïaque ?
Bond : Alors, que s’est-il passé ?
White : Un homme comme lui. Ce sont les gens les plus proches de lui qui sont en danger. J’étais son bras-droit. Mais j’en savais beaucoup trop. J’étais trop près…
Bond : Où je peux le trouver ?
[Rires]
White : Vous n’abandonnez jamais, n’est-ce pas ? C’est bon de vous revoir, monsieur Bond.
Bond : Ça ne fait aucun sens. Si vous le craignez plus que la mort, pourquoi attendre ? Une lame de rasoir, une balle, une corde. Qu’est-ce que vous avez à perdre ? Vous avez quelqu’un. Quelqu’un que vous essayez de protéger.

007 propose de protéger cette personne pour lui en échange d’informations ; il lui donne sa parole et son arme pour lui montrer le sérieux de sa proposition.

White : Votre parole, Bond ? Votre parole ? […] Vous savez, j’ai tenu ma parole autrefois, sinon vous ne seriez pas vivant aujourd’hui.
Bond : Vesper.
White : Vous savez qu’elle a échangé sa vie contre la vôtre ?
[Bond ne cligne pas des yeux]
Bond : Nous avons un accord ? Oui ou non ?
[White pointe l’arme sur Bond]
White : Vous m’avez causé beaucoup de souffrances. Je vous en tiens pour responsable, comme lui le fait.

Mr White sort une photo de lui plus jeune avec sa fille, Madeleine, lorsqu’elle avait 10 ans. Il la montre à Bond et lui dit qu’elle va le mener à « L’Americain ». « Je ne peux plus la protéger maintenant, mais peut-être que vous le pouvez. Vous êtes un cerf-volant dansant dans un ouragan, monsieur Bond. Bonne chance ». Et White retourne soudainement l’arme contre lui avant de mettre fin à ses jours d’une balle dans la tête.

Nous sommes de retour à Tokyo où la motion Nine-Eyes est votée. Bien qu’elle obtienne une très large majorité d’avis favorables, la motion ne passe pas car le vote n’est pas unanime (le représentant de l’Afrique du Sud refuse). Tanner lit un nouvel article dans la presse : « Une voiture de course se crash dans le Tibre » et envoi un message à M : « EST-ON CERTAIN QUE BOND EST À LONDRES ? ». M contacte Q pour savoir si 007 est toujours à Londres, Q vérifie, voit que Bond se trouve à Kitzbühel, et ment à M en lui disant que c’est bien le cas.

James Bond survole les montagnes autrichiennes dans un avion qui se pose à une clinique pour riches nommée « body and soul spa ». Pendant ce temps, C fait une visite à M du centre de la sécurité nationale (CNS building : Centre for National Security) et donne à ce dernier une transcription de l’appel téléphonique que Bond a passé à Moneypenny durant la poursuite en voiture afin de lui montrer l’un des avantages de la surveillance totale.

Bond rencontre la fille de Mr. White à la clinique : le Dr. Madeleine Swann, et elle lui pose des questions afin d’établir quelle thérapie serait le plus adaptée pour lui. Bond lui dit notamment que ses parents sont morts dans un accident d’escalade quand avait 11 ans et lorsqu’elle lui demande sa profession, il lui répond qu’il tue des gens, « le monde est petit, hein ? ».
Madeleine fait le rapprochement avec les activités de son père et 007 lui dit qu’il s’est suicidé il y a deux jours de cela et qu’elle est en danger. Elle se refroidit lorsqu’il lui dit qu’il a besoin d’elle pour trouver L’Americain. Madeleine lui dit alors que c’est terminé et qu’il a dix minutes pour partir ou elle appelle la sécurité. 007 lui dit qu’il a donné sa parole à son père pour la protéger mais elle lui répond « Est-ce que cela veut encore dire quelque chose pour les gens comme vous ? » et Bond s’en va.

Il se rend donc seul au bar où il commande une vodka-martini que l’on ne peut finalement pas lui servir car on ne sert pas l’alcool dans cet établissement. Soudainement, Q rejoint 007, il est là pour le ramener à Londres et ne crois pas vraiment à son histoire d’une organisation secrète dirigée par un seul homme dont l’identité est inconnu et qui à l’origine de toutes les attaques terroristes. Puis des agents de sécurité (envoyés par Madeleine) les abordent. Avant de suivre ces messieurs, Bond donne la bague à Q et lui demande de voir ce qu’il peut en tirer. Ils se donnent rendez-vous dans une heure à la chambre 12 de l’hôtel The Horatio.

Bond se fait escorté à la sortie par la sécurité lorsqu’il voit que Madeleine se fait agresser, il se débarrasse (purement physiquement) de son escorte pour allez la sauver. Il est cependant trop tard, il la voit se faire pousser dans une voiture dans laquelle se trouve Hinx. Bond se débarrasse de deux hommes de main, mais bientôt la voiture s’éloigne, escortée par deux Land Rover… À l’intérieur de la voiture, Madeleine se débat, parvient à retourner une seringue hypodermique contre l’un de ses agresseurs et voit que Bond suit désormais le convoi en avion.

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Les hommes de Hinx ouvrent le feu sur l’appareil mais Bond ne lâche pas l’affaire. Arrivé dans une forêt, 007 parvient à se débarrasser de l’un des Land Rover grâce à une manœuvre ingénieuse. Cependant, quelques instants plus tard, Bond fait une erreur de jugement et l’une de ses ailes percute un arbre et il perd vite le contrôle de l’avion, ainsi que sa seconde aile. L’avion se crashe, glisse dans la neige comme une luge, percute la voiture de Hinx, mais les deux véhicules terrestres parviennent à s’éloigner de Bond. 007 se bat avec les contrôles de ce qu’il reste de son avion pour le faire glisser dans la direction du convoi. Les véhicules arrivent dans un village et Bond traverse une grange avec son avion et parvient à percuter le second Land Rover au moment de l’atterrissage.

007 sort vite de son aéronef, vise et tire sur le chauffeur de la voiture où se trouve Madeleine qui lui fonce maintenant dessus (Hinx disait au chauffeur « Tue-le » à cette occasion, son unique ligne de dialogue du script). Bond ayant réussi à avoir le chauffeur, la voiture fait un tonneau, vole dans les airs par-dessus 007 et retombe par terre. Le corps de Hinx passe à travers le pare-brise et se heurte à un arbre, mais il est encore en vie… Enfin, Bond aide Madeleine à sortir du véhicule. Elle se contente de lui dire : « Mais qui êtes vous bordel ? », et lui de lui répondre : « Plus tard ».

Pendant ce temps, Q était dans un téléphérique avec un inconnu où il analysait la bague avec son ordinateur, le dossier de White est apparu. Q a regardé tous les endroits où White a été repéré dans le passé, analysé qui était dans les hôtels, stations de trains, aéroports durant la même période et l’a couplé avec le « matériel » de la bague. Étrangement, une image de Raoul Silva est apparue parmi celles de Dominic Greene, Vesper Lynd et du Chiffre. Un autre homme était monté dans la cabine, et les deux inconnus, qui avaient des armes dans leurs poches, ont bloqué le passage à Q, cependant des touristes les ont rejoints dans le téléphérique. Q a profité du bruit de l’explosion du premier Land Rover comme une diversion pour sortir du téléphérique et rejoindre son hôtel de Kitzbühel en se mêlant à la foule.

Bond et Madeleine sont maintenant dans un bar de rue à Kitzbühel. 007 lui demande de boire un jus de pomme chaud, elle lui dit notamment que son père a peut-être eu trop confiance en les capacités de Bond mais il lui répond que par chance, il ne travaille pas tout seul. Sur une télé, 007 voit des images d’un attentat terroriste qui vient d’avoir lieu à Le Cap (Afrique du Sud), et dit qu’il faut continuer de bouger. Ensemble, ils rejoignent l’hôtel de Q mais ce dernier est introuvable, il y a du sang et Q a laissé un « message » dans la salle de bain qui dit seulement : « SPECTRE » (cependant, ce nom est presque toujours orthographié « Spectre » dans le reste du scénario). Bond s’en veut : « C’est ma faute s’il était là. Il essayait d’aidé… ».

Fan-illustration du script par Bril Crist. Après cela, Bond tourne l’arrivée d’eau chaude de la baignoire et la buée révèle un mot que Q avait écrit de ses doigts sur un miroir : SPECTRE.

007 contacte Moneypenny, et lui demande de se renseigner sur Spectre, mais celle-ci lui apprend qu’un dossier de ce nom a étrangement été effacé de la base de données. Moneypenny raccroche car M vient de la convoquer dans son bureau. 007 demande à Madeleine où trouver L’Americain, elle lui apprend que L’Americain n’est pas une personne, mais un lieu.

Pendant ce temps, dans le bureau de M :

M : Nous avons des accords de confidentialité sur les mensonges et les secrets, mais pas entre nous. Vous avez comploté avec Bond pour saper mon autorité. Oui ? [M tend la transcription que C lui a donné] J’espère que ce n’est pas une question d’amour. Si c’est le cas, vous êtes le dindon de la farce.
Moneypenny : Ce n’était pas par amour, mais pas loyauté.
M : Vous êtes officiellement suspendue d’analyste en chef en attendant les résultats d’une enquête sur vos actions. Vous m’avez laissé tomber, Moneypenny.
Moneypenny : Il suivait les ordres.
M : De qui ?
Moneypenny : Votre prédecesseure, monsieur. Avant de mourir, elle a fait un disque. Elle lui a dit d’aller à Mexico, de tuer Sciarra et d’assister à ses funérailles.
M : Vous êtes une salope rusée.
Moneypenny : Monsieur ?
M : Pas vous, elle.
Moneypenny : Il savait que ce devait gros vu qu’elle s’était donnée autant de mal pour garder le secret. Bond ne savait pas à qui et à qui ne pas qui faire confiance. Comme elle, il n’a fait confiance à personne.
M : Sauf vous.
Moneypenny : Sauf moi… Monsieur, Bond pense que l’organisation derrière les attaques s’appelle Spectre. J’ai essayé de rechercher cela dans les archives numériques mais je n’ai rien trouvé. Je pense qu’il est sur quelque chose monsieur. Et qu’il a besoin de nous maintenant. Il a besoin de vous.
M : C’est vraiment intéressant Moneypenny mais j’ai bien peur que vous alliez rester officiellement suspendue.
Moneypenny : Monsieur.
M : Cependant, officieusement… vous êtes maintenant en service.
Moneypenny : Monsieur ?
M : [en poussant de vieilles clefs] Les archives papier. Le vieil MI6… Commencez par la lettre S.
Moneypenny : Je me rapporte seulement à vous, monsieur ?
M : Seulement à moi.

Script B24 5

Nous retrouvons Bond et Madeleine dans un souk de Tanger (Maroc), Madeleine explique qu’il n’y a que dans cette ville que son père se sentait vraiment chez lui, il a connu Tanger pendant qu’il servait dans la Légion. Ils entrent dans un vieil hôtel nommé L’Americain (elle donne un peu de background sur ce lieu : son père a passé sa nuit de noce ici, il y revenait tous les ans malgré le divorce). 007 commence à retourner l’endroit, Madeleine s’exclame pour l’arrêter mais Bond lui dit qu’il cherche pourquoi son père a voulu les mener jusqu’à cet endroit ; elle le laisse faire. En fouillant, Bond trouve une vielle bouteille de schnaps :

Madeleine : Qu’est-ce que c’est ?
Bond : Votre héritage…
Madeleine : Je ne bois pas.
Bond : Vous avez de la chance, c’est du schnaps. [Il ouvre la bouteille] Santé, vieux salaud. Merci pour la fausse piste.
Madeleine : C’est de mon père que vous parlez.
Bond : S’il vous plaît, ne prétendons jamais qu’il nous manque.
[Elle se dirige vers Bond, lui prend la bouteille des mains et boit une grosse gorgée]
Bond : Je croyais que vous ne buviez pas.
Madeleine : J’ai dit que je ne le faisais pas, pas que je ne pouvais pas.
[Elle prend une autre gorgée]
Bond : Hé bien, vous voulez peut-être un rencard, c’est un truc plutôt fort.
Madeleine : Ne me dit pas comment boire, Bond. Tu finiras sous la table avant moi.
Bond : Cela sonne comme un défi.
[Elle prend une autre gorgée et passe la bouteille à Bond qui prend aussi une gorgée avant de lui repasser la bouteille. Ils répètent l’opération deux fois].
Madeleine : Maintenant embrasse-moi.
Bond : Mais je te connais à peine.
[Elle s’approche, mais il la repousse gentiment]
Madeleine : Tu as dû embrasser un tas de filles que tu connaissais à peine. Tu veux savoir à quoi cela ressemble ?
[Elle s’approche pour l’embrasser, mais perd l’équilibre sous l’effet de l’alcool, Bond la rattrape et la porte jusqu’au lit]
Madeleine : Tu me mets sur le lit ? Oh bien… Tu ne veux pas me rejoindre… ?
Bond : Tentant, mais non.
Madeleine : Quelle galanterie. Et moi qui pensais que tu étais un monstre sans cœur… Je viens ici tous les ans depuis que j’ai 8 ans. Je connais l’endroit du sol au plafond. Le plancher, les pieds de table, les plinthes. J’ai joué ici, pendant des heures.
Bond : Est-ce que ton père t’a déjà parlé de lui ? L’homme pour qui il travaille ?
Madeleine : Il m’en a parlé une fois, quand il était bourré. Il a dit que l’on ne connaitrait jamais de quoi cet homme est capable. Il continue, il ne va jamais s’arrêter.
Bond : Tout ce qu’il faut c’est une simple balle.
Madeleine : De toute ma vie, je n’ai vu mon père effrayé que par une seule chose : lui. Tu ne vois pas ? Il n’a jamais eu peur de toi. Mais de lui… il était terrifié. Regarde, vous êtes deux ! Est-ce que vous allez rester assis là toute la nuit ?
Bond : On ne sait jamais, il pourrait y avoir des invités surprise.
Madeleine : Bien, maintenant vous êtes deux à me protéger… Je savais que cela finirait comme cela. Je savais que vous alliez me laisser seule. Des salauds sans cœur… Partout…

Un peu plus tard, alors que Madeleine dort, Bond voit une souris disparaitre dans le trou d’un mur (il ne parle pas à la souris dans le script). Bond s’approche et détruit le mur en y mettant un coup de poing, ce qui réveille Madeleine. Derrière ils découvrent une pièce secrète… Outre de faux passeports, des armes, poisons, réserves de morphine, des téléphones, etc ; il y a une photo sur laquelle apparaît l’homme que l’on avait déjà vu en photo dans l’appartement de Bond, sauf que cette fois-ci il se trouve avec un autre adolescent… Madeleine trouve elle aussi des photos familiales et Madeleine montre un papier avec des nombres à Bond qu’il identifie comme des coordonnées, celle d’un téléphone satellite. Selon une carte, elles pointent au beau milieu de nulle part dans le désert…

Pendant que Bond et Madeleine étaient à L’Americain, Moneypenny s’est rendu à l’ancien MI6 et y a trouvé le dossier qu’elle cherchait. Dedans se trouvait une photo d’une troupe de légionnaires prise à la fin des années 80 dans le désert, White et le leader étaient dessus. En regardant de plus près, elle a vu que le groupe de légionnaires se trouve devant une peinture qui représente une pieuvre chevauchant la planète Terre, une tentacule attrapant un jet. En regardant d’encore plus près, Moneypenny a vu que ce peloton de légionnaires s’appelait : « LES SPECTRES DE PIERRE ». Moneypenny a aussi trouvé une coupure de journal, avec la même photo que Bond vient de voir à l’hôtel, disant que « Hannes Oberhauser a été retrouvé mort dans les montagnes. Son fils, Franz, est toujours porté disparu »…

Bond et Madeleine sont maintenant dans un train marocain qui quitte Tanger, 007 défait ses valises, sort un smoking, et demande à un membre du personnel du train de voir s’il peut être repassé. Madeleine lui dit « Vous voyagez avec un smoking ? », il fronce les sourcils, presque confus, et lui répond : « bien sûr ». Alors que le « valet » porte le smoking, il [le valet] passe devant Hinx qui est en train de lire un journal…

Bond veut apprendre à Madeleine à se servir d’un Glock 33 mais elle lui dit qu’elle déteste les armes car elle en a déjà utilisé une lorsqu’un assassin s’était introduit chez eux quand elle avait 12 ans. Il laisse tomber lorsqu’il se rend compte qu’elle sait parfaitement se servir de ces engins-là. Madeleine demande un peu « d’intimité » à Bond afin qu’elle se change pour le diner. Il sort dans le couloir où le valet lui remet son costume qu’il avait demandé à faire repasser.

À l’intérieur de son compartiment, Bond accroche le costume sur le dos de la porte, et enlève sa chemise, en pensant à ce qui vient juste de se passer. Doucement il se sourit à lui-même dans le miroir…

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Du côté du Foreign Office, C apprend à M qu’il est arrivé trop tard, que le meeting avait été avancé, que les Sud Africains ont changé d’avis, que la section 00 va être bientôt fermée et que les opérations du MI6 seront désormais dirigées par lui-même au nouveau building. M ne compte pas lâcher prise pour autant : « Vous êtes un conard arrogant, n’est-ce pas ? », « Que diable voulez-vous dire ? », « Je veux dire… que ce n’est pas encore fini ».

Bond est désormais dans le wagon restaurant en smoking blanc, Madeleine approche et s’assoie en face de lui. Ils discutent, les dialogues sont comme ceux du film à quelques exceptions près :

Serveur : Un apéritif, Madame ?
Madeleine : Club soda.
Bond : J’ai oublié, vous ne buvez pas.
Madeleine : Cela me créer des problèmes. Me fait faire des choses folles.
Bond : Et nous ne pouvons pas faire cela, n’est-ce pas ?
Madeleine : Je m’y tiens. C’est comme cela, à moins que tout mon monde soit bouleversé, que ma vie soit en danger, que je me sente imprudente et que je me foute vraiment de ce qu’il peut m’arriver maintenant…
[Finalement elle prend aussi une vodka-martini]

[…] 
Madeleine : Pourquoi, en considérant toutes les autres options, un homme choisit la vie de tueur à gages ?
Bond : C’était cela ou comptable.

[…] 
Madeleine : Vous savez, j’avais tort. Vous n’êtes pas comme mon père au final. Il était froid comme un os. Mais vous, vous êtes blessé. Êtes vous déjà tombé amoureux ?
Bond : Une fois.
Madeleine : Qu’est-il arrivé ?
Bond : Elle est morte.
Madeleine : Vous étiez là ?
Bond : Oui.
Madeleine : Cela vous hante ?
Bond : Je fais avec.
Madeleine : Vous rêvez d’elle ?
Bond : Je vous ai déjà dit que je ne rêvais pas.
Madeleine : Plus maintenant…
Bond : Plus maintenant.

Photo 18 oct (20)

Ils trinquent « à un nouveau début » lorsque Hinx se pointe ! Celui-ci envoie valser la table dans Madeleine et il s’engage alors un violent combat au corps à corps entre les deux hommes sur plusieurs wagons (dont la description ressemble à ce qui a été filmé). Finalement Hinx essaye d’enfoncer ses pouces dans les yeux de Bond lorsque Madeleine lui tire dessus à l’épaule avec le Glock, mais Hinx se retourne, lui prend l’arme, et lui colle une baffle qui l’envoie à terre. Bond en profite pour se saisir d’une chaine reliée à des bidons et l’enroule autour du cou de Hinx, il demande à Madeleine d’ouvrir la porte. Elle s’exécute, Hinx frappe Bond à l’estomac, il tombe donc à terre alors que Hinx commence à retirer la chaine, mais dans un dernier effort, Bond donne un coup de pied dans un des bidons qui tombent alors du train. Il s’ensuit une réaction en chaine, tous les bidons sont éjectés du train avec Hinx… Cependant Hinx saisit Madeleine au passage et se raccroche à elle, Bond le frappe encore et encore et parvient à la ramener à bord. Hinx réalise ce qui va arriver et s’apprête à parler, mais avant qu’il ne puisse, il disparait par la porte et fini sous les roues du train ! Et, comme pour fêter leur victoire, les deux compères s’isolent et font l’amour…

Moneypenny apporte le dossier contenant les photos et l’article de journal à M qui se trouve dans un restaurant italien :

Moneypenny : J’ai trouvé quelque chose. On pensait que tout le régiment était mort. Mais nous savons que White a survécu. Et il semble que quelqu’un d’autre aussi.
M : Spectre. Ça ne peut être une coïncidence.
Moneypenny : Il y avait un autre document d’attaché, à propos de la mort de cet homme.
M : Franz Oberhauser… Appelez Bond maintenant. Dites-lui. Dites-lui tout ce que nous savons.
Moneypenny : Monsieur.
M : J’espère juste qu’il n’est pas trop tard.

Dans le train, Madeleine est en train de remballer ses affaires, Bond raccroche son téléphone et vient la voir pour lui dire « nous y sommes ». Le train s’arrête et ils se retrouvent dans une station abandonnée en plein milieu du désert lorsqu’une veille Bentley se gare près d’eux…

Épisode 3 : Le script du 17 octobre (partie 3).
Épisode 4 : Le script du 1 décembre.
Épisode 5 : Les scripts du 8 octobre et du 9 novembre.
Épisode 6 : Les autres scripts.

About the author

Clément Feutry
Fan passionné de l'univers littéraire, cinématographique et vidéoludique de notre agent secret préféré, Clément a traduit intégralement en français le roman The Killing Zone et vous amène vers d'autres aventures méconnues de James Bond...

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