[Les Bonnnes Lectures Bondiennes] The Music of James Bond – Jon Burlingame

[Les Bonnnes Lectures Bondiennes] The Music of James Bond – Jon Burlingame

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À la veille de la fête de la musique, quoi de mieux qu’un livre sur les bandes son des James Bond comme bonne lecture bondienne ? Il s’agit d’un livre en anglais « The Music of James Bond » de Jon Burlingame (2012)

Best of BondOui, vous avez bien lu, Depuis 50 ans de films, on trouve des livres sur tous les aspects des films : la cuisine, les cocktails, le marketing, et la musique donc. En fait un livre peut paraître une drôle d’idée pour parler de choses qui s’écoutent plutôt qu’elles ne se lisent, mais sous la plume de l’américain Jon Burlingame, on ne peut pas dire qu’on s’ennuie. Quand il décrit les les musiques et ambiances musicales, et comment elles caractérisent le film et l’action, on entend presque la musique résonner dans les oreilles. À se concentrer sur les musiques, on en vient à se rendre compte de l’importance d’une BO pour donner un ton et une atmosphère à un film, qui le distingue des autres.

jonMême si l’on ne connait rien à la musique, le premier chapitre de Burlingame arrive parfaitement à décrire ce qui fait que l’on reconnaît une musique bondienne, ou quels instruments utiliser pour qu’une chanson « marche » au générique. Et chaque chapitre consacré à un film contient une partie qui décrit l’approche du compositeur pour le film et les idées que ce dernier avait dans la tête quand il a créé la BO, à grand tour de citations, et témoignages.

Mais « The music of James Bond », c’est d’abord une plongée dans la production des films. L’auteur rappelle à chaque fois comment s’est passée le tournage d’un film, et on voit à partir de quel moment le compositeur est associé à la grosse machine qu’est un tournage. On voit alors Monty Norman à qui l’on offre un séjour tout frais payés en Jamaïque pour s’imprégner des ambiances des îles à John Barry parachuté aux Etats Unis en catastrophe pour inventer et enregistrer en l’espace de quelques jours une BO entières.

On voir alors comment les responsables de la musique imaginent l’ambiance d’un film en en ayant parfois qu’un synopsis, ou les hasards qui font que tel compositeur soit appelé, ou qu’un autre qui a fait des remixes des chansons se retrouve soudainement responsable de la musique d’un nouveau Bond (David Arnold). Le bouquin rappelle aussi à chaque fois où les compositeurs et chanteurs en sont dans leur carrières, ce qui fait qu’on peut retracer la carrière de John Barry au fur et à mesure des Bond films, et comment cela change sa manière de faire les musiques de films.

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Le livre se lit également très bien sur liseuse, et permet très facilement de feuilleter les chapites d’un film à l’autre en profitant des images

Et par derrière les bandes son, se sont aussi toutes les histoires des chansons que l’on découvre ! Comment on a choisi les paroles, les navettes du compositeur qui invente un texte, au parolier qui doit inventer des phrases pas trop saugrenues à trouver dessus, jusqu’au choix de l’interprète de la chanson. Et une fois que la chanson est enregistrée, on découvre les succès fulgurants du box office, les conflits qui éclatent (tels de Jack White pour Quantum of Solace en bisbille avec Coca Cola), mais aussi toutes les anecdotes de la musique, depuis Nancy Sinatra mangée par le stress pour « You Only Live Twice »  aux choix homophobes présidant à la sélection de la chanson de Demain ne meurt jamais, en passant par l’émotion de l’enregistrement par Louis Armstrong d’Au service secret de sa Majesté.

Bref, le livre se dévore en format papier, ou en livre électronique, dans l’ordre, le désordre, ou juste si vous avez envie de picorer dans le livre pour faire le plein d’info sur la musique d’un film. Pas besoin non plus d’avoir un gros niveau d’anglais pour se plonger dans les histoires des musiques. Il n’y manque que Skyfall… dans une deuxième édition peut-être ?

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